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[Cyclisme] Remco Evenepoel : «C’est comme une petite victoire»


«Je reviendrai, c'est certain. J'ai adoré ça», a reconnu après coup Remco Evenepoel. (Photo : afp)

Remco Evenepoel, qui s’alignait pour la première fois sur le Tour des Flandres, a réussi son baptême.

«Je suis sur le plus beau podium dont on puisse rêver», s’est réjoui le Belge de 26 ans. Vainqueur à deux reprises de Liège-Bastogne-Liège, le spécialiste des courses ardennaises peut donc aussi figurer parmi les «Flahutes», surnom donné en Belgique à ces durs au mal à l’aise sur les monts et pavés.

«J’ai prouvé que je savais gérer la nervosité de cette épreuve. J’étais placé quand il le fallait. C’est une réponse à tous ceux qui pensent que je ne sais pas frotter», s’est-il réjoui. «C’était une journée typiquement flamande avec presque les quatre saisons, le vent, énormément de fans, des barrières qui tombent… on ne pouvait pas faire plus flamand. C’était une très belle édition pour ma première fois», s’est réjoui le natif d’Alost, entre Bruxelles et Gand.

Le double champion olympique qui n’avait disputé avant ce dimanche pascal qu’une seule épreuve flandrienne depuis ses débuts professionnels, Nokere Koerse en 2019 (57e), a effectivement réussi une course «sans faute»  selon le manager de l’équipe Red Bull-Bora-Hansgrohe, Ralph Denk. «Si je suis là, c’est parce que j’ai le sentiment de pouvoir gagner», avait lâché vendredi Evenepoel après l’annonce-surprise de sa participation au deuxième Monument de la saison.

Si la victoire de Pogacar n’a souffert aucune discussion, Evenepoel a toutefois pesé sur la course justifiant son rang parmi les quatre fantastiques : «Pogi», «MVDP», lui-même et Van Aert, dans cet ordre à l’arrivée à Audenarde. Le champion du monde slovène a d’ailleurs reconnu s’être méfié du Belge après son attaque à une cinquantaine de kilomètres de la ligne dans le Vieux Quaremont : «Je ne voulais pas qu’il revienne. Je sais à quel point Remco est redoutable d’endurance. Il peut toujours revenir à la fin et vous battre. Je voulais vraiment créer un écart».

En poursuite durant les 50 ultimes kilomètres, Evenepoel a sans cesse joué à l’élastique avec le duo de tête, se rapprochant parfois à cinq ou dix secondes seulement pour finir par échouer à un peu plus d’une minute du vainqueur. «Quand j’avais l’impression de me rapprocher, Tadej accélérait à chaque fois. C’était délibéré de sa part de ne pas me laisser revenir», a-t-il constaté, fataliste.

Les deux hommes se retrouveront pour une revanche sur les route de Liège-Bastogne-Liège le 26 avril. Evenepoel y jouera le rôle de poil à gratter du Slovène que Van der Poel endosse le plus régulièrement à San Remo, sur le Ronde ou dans Paris-Roubaix.

Le Belge ne sera pas de la partie dimanche prochain dans l’Enfer du Nord, à moins qu’il ne réserve une nouvelle surprise. «Paris-Roubaix n’est pas au planning, mais on ne sait jamais», a-t-il déclaré. «Je laisse la porte ouverte, mais je pense que d’autres l’ont déjà fermée», a-t-il ajouté sur le plateau de la télévision flamande Sporza, en référence à son équipe.

Mais l’ambition de disputer la classique pavée, dimanche ou plus tard, a sans doute été confortée ce dimanche quand il est apparu très à l’aise sur les pavés, certes secs et moins cassants que ceux du nord de la France. «Remco a démontré aujourd’hui qu’il pourra gagner le Ronde un jour», a certifié Pogacar.

«Je reviendrai, c’est certain. J’ai adoré ça. Vu le nombre de fois où j’ai entendu mon nom, je me sens obligé de revenir», a conclu le Belge.

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