[BGL LIGUE (22e JOURNÉE)] Dans un match particulièrement verrouillé défensivement, le leader s’est procuré deux énormes occasions mais les a laissées passer. Une occasion de perdue (de plus) de plier le «game».
On aurait presque honte de s’ennuyer devant un F91 – Differdange, choc entre un dauphin et son leader. Il faut donc se contenter d’acter de la solidité des deux blocs, défensivement parlant, ce qui est une satisfaction a minima. Les qaurante-cinq premières minutes peuvent se résumer aux statistiques qui en sont ressorties : 17 fautes et quatre tirs au but.
Donc un seul à virer au frisson : une inspiration dingue de Franzoni de plus de cinquante mètres et le long de la ligne de touche. Le capitaine du FCD03 a vu Latik avancé. Il tente sa chance alors que personne ne s’y attend et va fracasser la barre (8e).
«Je ne veux pas trop m’attarder sur la frustration» du résultat après le match contre la Jeunesse (1-1), avait dit Yannick Kakoko, vendredi, parce qu’au-delà des deux points perdus, le néo-technicien differdangeois avait au moins la certitude que le jeu produit rattrapait un peu la perte d’avance sur la meute des poursuivants.
En deuxième période, la mainmise du double champion en titre va encore s’accroître. Mais les occasions continuer à tarder. Parce qu’Hadji est difficile à toucher. Parce que Mfoumou commet pas mal d’approximations balle au pied. Parce que même si D’Anzico dévie un corner qui va passer devant le but, les Differdangeois sont peu performants sur phases arrêtées.
Le FCD03 rate deux chances dans les six mètres
La première vraie accélération manquera pourtant d’être fatale : centre de Mfoumou dans les six mètres. Hadji, seul face au but, met le pied en opposition mais sur sa ligne, Latik fait le miracle (63e). La deuxième accélération aussi, sera prêt de faire mouche, mais s’il jaillit au premier poteau sur une nouvelle offrande de Mfoumou, Abreu a le plat du pied trop léger et le ballon file devant le but (69e).
C’est dur pour le F91? Cela le sera encore plus après le coup de Neamtiu au visage de Bedouret à la 77e. Dire que Lombardelli avait sorti Englaro parce qu’il venait de frôler le deuxième jaune…
«On tient la baraque!», n’en finit alors plus de hurler le coach dudelangeois à ses joueurs, faisant appel à cette grinta qu’il a insufflée depuis son arrivée, pour trois victoires ric-rac, coup sur coup. Logique de s’accrocher, d’y mettre une énergie folle. Lombardelli avait dit que son objectif était de «relancer le championnat». Et c’est exactement ce qu’il va faire, dans ce match qui se termine sur un 3 tirs à 17 mais où le champion en titre perd encore gros. À savoir l’opportunité de quasiment plier l’affaire vu les autres résultats…
Claudio Lombardelli (coach du F91) : «On savait qu’on avait besoin de faire beaucoup de courses pour fermer les espaces et leurs occasions sont tombées quand cela a été plus dur physiquement et qu’on s’est retrouvés à dix.»
Yannick Kakoko (coach du FCD03) : «Vous me dites 17 tirs à 3 aujourd’hui, je suis content. maintenant, il faut que ça passe, qu’on marque. On a quelques occasions à 100 %. Si maintenant on devient réalistes, à la fin, on sera dans nos objectifs.»
Ivan Englaro (F91) : «On savait qu’on devrait jouer avec nos armes et on est restés fidèles à notre ADN. On a été des guerriers.»
Théo Brusco (Differdange) : «On a été meilleurs que contre la Jeunesse. Avec une meilleure mainmise, une meilleure circulation, une meilleure animation. On a juste manqué d’efficacité. Il nous faut des matches comme ça, où Ventura, je crois, ne fait même pas un arrêt! Voilà, maintenant, dans deux semaines, c’est un autre match contre un nouveau dauphin qui nous attend. On va essayer, cette fois, de mettre une distance…»