La ministre de la Mobilité et des Travaux publics, Yuriko Backes, indique que les recherches pour identifier la source de la pollution qui a touché le port de Mertert sont toujours en cours, près de dix jours après cet épisode.
Le dimanche 8 mars, une quantité importante d’hydrocarbures s’échappait du port de Mertert et se déversait dans la Moselle. Dans la foulée de cet événement, la police annonçait qu’«une plainte pour pollution environnementale avait été déposée» et qu’une enquête avait été ouverte.
Un peu moins de dix jours après la découverte de cette nappe de pollution, la ministre de la Mobilité et des Travaux publics, Yuriko Backes, revient en détail sur cet épisode à l’occasion d’une question parlementaire posée par les députés du CSV Ricardo Marques, Octavie Modert et Stéphanie Weydert.
Selon les informations divulguées par la ministre, «les contrôles effectués sur les installations fixes du port de Mertert ont permis d’exclure que les hydrocarbures détectés dans l’eau proviennent des infrastructures portuaires».
Aussi, Yuriko Backes indique que les deux bateaux qui se trouvaient dans le bassin portuaire ce jour-là ne sont pas en cause dans l’apparition de la pollution. Concernant ces navires, ils ont été déchargés et rechargés conformément au planning. L’un d’eux est reparti le mardi 10 mars avec un léger retard. À ce jour, les recherches pour identifier la source sont toujours en cours.
Au total, les spécialistes estiment «qu’une quantité de l’ordre de quelques dizaines de litres» s’est déversée dans la rivière. «Il est toutefois difficile de déterminer précisément la quantité d’hydrocarbures qui s’est déversée dans la Moselle, car une partie a été immédiatement emportée par le courant du fleuve. Une autre partie a été poussée vers le fond du bassin portuaire par les courants et le vent. Cette fraction a pu être récupérée, autant que possible, après l’installation d’un barrage antipollution par les pompiers du CGDIS», note la ministre.
Après le signalement des traces de pollution, ces mêmes pompiers sont intervenus très rapidement pour installer un barrage antipollution à l’entrée du bassin et ainsi contenir et récupérer les hydrocarbures à l’aide d’un skimmer ainsi que de matériaux absorbants.
Pas d’impact sur l’exploitation du port
Durant cet épisode, à aucun moment le trafic sur la Moselle n’a été interrompu et aucun retard lié à cet incident n’a été constaté à ce jour. Grâce à cela, l’impact sur l’exploitation du port a été inexistant.
Seul le bassin portuaire de Mertert a été fermé du dimanche 8 mars au soir jusqu’au mardi 10 mars à 15 h en raison de l’installation du barrage antipollution à l’entrée du bassin. Pendant ce laps de temps, les pompiers du CGDIS se sont attelés à nettoyer la section.
Alors que les députés s’inquiètent des conséquences sur la faune et la flore, Yuriko Backes explique «qu’aucun impact négatif sur la Moselle n’a été observé, probablement en raison de la faible quantité de pétrole déversée». Pour autant, elle ajoute que «les dommages concrets restent difficiles à évaluer en raison du manque d’informations sur la quantité exacte d’hydrocarbures déversée par mètre carré de surface d’eau.»
Dans sa réponse, la ministre de la Mobilité et des Travaux publics expose le protocole à suivre en cas d’incident dans le secteur germano-luxembourgeois de la Moselle. Tout d’abord, la centrale d’alarme compétente contacte le service de permanence interne de la navigation fluviale, l’Office des voies navigables Moselle-Sarre-Lahn, les écluses en amont et en aval ainsi que la police fluviale allemande.
Le dimanche 8 mars à 20 h 45, les autorités allemandes étaient informées de ce qu’il se passait au port de Mertert. Dans ce cas précis, l’administration française n’a pas été impliquée.