Comme tous les ans, Nina Berton (24 ans) reste fidèle aux championnats nationaux de cyclo-cross auxquels elle se fait un devoir moral de participer. La professionnelle de l’équipe EF Education espère également en tirer un bénéfice une fois la saison de route arrivée.
«Tout va bien, je suis en bonne santé. J’ai fait un bon dernier entraînement dimanche sur un parcours comportant des difficultés techniques…» Installée sur son rouleau, où elle faisait tourner ses jambes à proximité de la jeune June Nothum, Nina Berton avait le sourire dimanche après-midi au Holleschbierg.
Pas seulement parce qu’elle venait de remporter la course dames, devant June Nothum d’ailleurs, mais parce que manifestement, sa préparation hivernale s’est bien passée jusqu’ici. La Luxembourgeoise de Kehlen aura pris part à trois manches de la Coupe du monde, à Namur, Anvers et Dendermonde. Elle a terminé deuxième le 1er janvier du cyclo-cross international de Pétange (derrière sa compatriote Liv Wenzel) et sa séquence de cyclo-cross se terminera ainsi dimanche à Diekirch avec les championnats nationaux.
«C’était chouette, commente-t-elle. Quelque chose de différent par rapport à une préparation routière type. Je prends le cross comme de l’entraînement, avec joie. Je suis toujours contente d’avoir la chance de faire quelques courses. Mais j’avoue que je suis déjà excitée pour la saison sur route…»
Nina Berton ne traînera d’ailleurs pas dimanche soir à Diekirch, car le soir même elle aura sa valise à préparer. «Lundi, je repars à Gérone en stage avec mon équipe», explique celle dont le programme est déjà défini depuis début décembre avec, comme on le sait, une entrée en matière sur le Tour de la Communauté de Valence (12-15 février) avant d’aborder les classiques flandriennes qui commenceront avec le Het Nieuwsblad le 28 février. Elle reviendra également sur les Strade Bianche (7 mars), une course qu’elle effectuera déjà pour la quatrième fois.
Toujours est-il qu’aujourd’hui, elle ne regrette pas son choix de programmer cette courte séquence de cyclo-cross dans son programme hivernal. «Pour les intensités, insiste-t-elle, c’est toujours bien dans l’optique des classiques flandriennes et pour les Strade Bianche, où on retrouve des parcours techniques. Avec l’entraînement que j’ai fait, notamment le travail technique dans les virages, cela m’apporte quelque chose pour la route.»
J’espère qu’on pourra accrocher un peu Marie (Schreiber) dans le premier tour même si elle a un tout autre niveau que nous
Et puis, elle ne le cache pas, elle aime jouer le jeu des championnats, servir d’exemple pour les plus jeunes et démontrer aussi son respect à son sport et à son pays. «C’est toujours important lorsqu’on est à un certain niveau de s’aligner sur les championnats. C’est quand même les clubs et la fédération qui font beaucoup de travail pour organiser ça. C’est une chance d’avoir toutes ces courses et je trouverais ça triste de ne pas avoir des podiums complets. C’est pour cela que je suis fidèle», rappelle-t-elle comme si elle édictait une évidence.
Toujours est-il que dimanche, c’est forcément vers la deuxième marche du podium qu’elle va porter son regard. «Je ne sais pas comment le parcours sera, mais j’espère que ce sera une course dure, conclut Nina Berton. Avec la neige et le froid qui sont attendus, le parcours changera au fil des jours. J’espère qu’on pourra accrocher un peu Marie (Schreiber) dans le premier tour même si elle a un tout autre niveau que nous. Je vais sans doute batailler avec Liv (Wenzel qui s’alignera en espoirs) et Maïté Barthels. À Pétange, Liv ne m’a pas surprise. Je savais qu’elle était forte. Je perdais beaucoup techniquement sur elle, mais je savais qu’elle était en bonne forme…»
Dimanche à Diekirch :
11 h : masters
12 h : débutants
12 h 01 : débutantes
13 h : juniors hommes
14 h : élite femmes
14 h 01 : espoirs femmes
14 h 02 : juniors femmes
14 h 03 : masters femmes
15 h 15 : élite hommes
15 h 16 : espoirs hommes