L’annonce de la retraite de Miralem Pjanic a ramené le pays à plus de quinze ans pendant lesquels un enfant du coin aura fréquenté le gratin mondial et un nombre incroyable de Ballons d’or.
Avant même qu’il ne s’élance en équipe première au FC Metz, Jeff Saibene, qui a eu le garçon sous ses ordres au CFN de Mondercange, disait de lui un truc qui ne s’oublie pas et qui résonne terriblement fort aujourd’hui : «On ne sait pas jusqu’où il peut aller. On ne connaît pas ses limites». Il avait totalement raison, il est allé incroyablement haut, incroyablement loin et il a fréquenté ce qui se fait de mieux au monde, après avoir joué avec Jeff Strasser, Emmanuel Françoise (ex-F91 et Fola), Momar N’Dieye (ex-Jeunesse et F91), Stéphane Léoni (ex-Differdange)… Petit retour en arrière.
Olympique lyonnais (2008-2011)
C’est dans le Rhône que «Miré» va faire une première rencontre cruciale. Elle est brésilienne et se nomme Juninho. Le milieu de terrain auriverde est un maître du coup franc. Déjà versé dans l’exercice, Pjanic va perfectionner son art et se hisser presque au niveau du patron, en se frottant notamment à un futur champion du monde, le portier Hugo Lloris. Quand les coups francs ne seront pas directs, il tentera de chercher un buteur hors norme qui se cherche encore : Karim Benzema. Elle commence fort, cette carrière.
AS Rome (2011-2016)
C’est une légende qui accueille Pjanic dans la Ville éternelle : Francesco Totti, dont la présence dans le club confine presque même déjà au mythe. L’équipe est alors coachée par Luis Enrique, qui n’a pas encore gagné la Ligue des champions avec le Barça en 2015 puis le PSG en 2025. Il y croisera aussi l’actuel sélectionneur de la Belgique, Rudy Garcia, et celui de l’Italie, Luciano Spalletti. Pour perfectionner ses talents de distributeur de jeu, Miralem va devoir faire face à certains défenseurs du calibre de l’Anglais Ashley Cole, l’Allemand Antonio Rüdiger, le Brésilien Marquinhos ou encore le gardien de but polonais Wojciech Szczesny. Sur la fin, débarquera aussi un certain Mohamed Salah…
Juventus Turin (2016-2020)
L’afflux de stars, c’est pour tout de suite. Sous les ordres notamment de Massimiliano Allegri, le petit Luxembourgeois qui a choisi la Bosnie va régner sur la Botte avec l’un des meilleurs portiers de l’histoire, Gianluigi Buffon, la charnière centrale culte Leonardo Bonucci-Giorgio Chiellini, des garçons du calibre de Dani Alves, Sami Khedira, Blaise Matuidi, Gonzalo Higuain ou Patrice Evra. Mais c’est surtout la fréquentation de Cristiano Ronaldo, pendant deux saisons, qui va marquer l’entrée de «Miré» dans le cercle très fermé des joueurs immenses. Et il n’a pas encore fini…
FC Barcelone (2020/2021)
Pjanic avait fréquenté certains de meilleurs défenseurs de la planète en Italie, il va rencontrer le gartin offensif en Catalogne. Passant notamment de «CR7» et ses cinq Ballons d’or et Lionel Messi et ses huit trophées individuels. Mais l’extraterrestre argentin ne peut pas décemment monopoliser toute l’attention sur lui puisque dans cette équipe qui comprend Gérard Piqué et Jordi Alba derrière, mais aussi Sergio Busquets et Pedri au milieu, l’attaque est entre autre aux mains d’Ousmane Dembélé et Antoine Griezmann, sans compter un petit Brésilien en phase d’appoche, Rafinha. Ce n’est plus une équipe, c’est un panthéon. Et Miralem Pjanic, c’était ça!
Miralem Pjanic en a vécu, dans sa carrière, des transferts retentissants. Passé pour 7,5 millions d’euros de Metz à Lyon en 2008, pour 11 millions de Lyon à la Roma en 2011, pour 32 millions de la Roma à la Juve en 2016, pour 60 millions de la Juve au Barça en 2020, le milieu de terrain a rapporté pas mal d’argent à son club formateur de Schifflange. Par exemple : 60 000 euros à son arrivée à Rome, 300 000 à son arrivée à Turin, 380 000 à son arrivée à Barcelone. Pour un minimum de 750 000 euros qui ont bien aidé le club à remonter parmi l’élite il y a deux saisons. Merci qui?