[BGL LIGUE, 16e JOURNÉE] Dans la course au maintien, il y a eu des résultats forts, pour cette reprise. Et il y a eu des effets «nouveaux coaches» pour deux équipes à la lutte pour le maintien.
RODANGE – HOSTERT (1-2)
Après la pause hivernale, Rodange et Hostert, les deux actuels barragistes, se retrouvaient pour un duel important dans la course au maintien. Si, du côté du FCR91, on déplorait une véritable hécatombe de joueurs sur la touche, en face, l’USH entamait une nouvelle ère après la nomination de Marco Martino à la tête de l’équipe. La rencontre débute avec des visiteurs plus présents dans le dernier tiers.
Malgré ce léger avantage territorial, ces derniers vont être punis par un dégagement de leur gardien que Medina contre, déviant la balle au fond des filets (1-0, 25e). Incroyable réussite rodangeoise sur la première incursion dans le camp adverse. Ils font directement mouche!
Au retour des vestiaires, la physionomie du match ne change pas. Les visiteurs se heurtent toujours au bloc bas installé par Mehdi El Alaoui et ses gars. Mais en l’espace de sept minutes, ils vont renverser la table, tout d’abord par leur capitaine Derbali, de la tête, après un coup franc de la gauche de Leroux (1-1, 70e), avant que D. Fernandes ne trouve la faille à angle fermé, décalé par Quinol (1-2, 77e). Un succès précieux pour l’USH qui repart avec les trois points face à un Rodange impuissant offensivement et qui devra rapidement réagir.
Paulo Bastos
Aldin Skenderovic (Rodange) : «Nous sommes limités à cause de tous nos joueurs sur la touche. Nous l’avons vu lors de la deuxième mi-temps. Après leur égalisation, nous avons décidé de rester le plus compact possible, mais vers la fin cela n’a pas marché. Nous avons tout donné malgré les circonstances actuelles.»
Marco Martino (coach de Hostert) : «Dès le départ, nous avons démontré que nous voulions prendre les trois points contre un concurrent direct. Nous voulions être l’équipe la plus entreprenante et nous l’avons démontré lors du deuxième acte. Nous méritons notre succès.
ROSPORT – PÉTANGE (0-3)
La trêve hivernale enfin terminée, voila que les Rosportois prennent directement leur reprise et le match en main. Pas une seconde à perdre : douzièmes au classement avant la rencontre, les hommes de Martin Forkel décident de mettre beaucoup de rythme face à l’avant-dernier. Mais c’est Pétange qui se montre une première fois très dangereux avec Kastrati qui tente de lober Bürger, sans succès (20e). Titulaire au coup d’envoi, Adham El Idrissi doit quitter ses coéquipiers à la demi-heure de jeu en se tenant le genou gauche.
Une première mi-temps faible en occasion avant les arrêts de jeu de la première période : un centre millimétré de Vechviroon pour la tête de Kastrati, qui, seul au deuxième poteau, pousse de la tête (0-1).
Le Victoria ressort des vestiaires avec les meilleures intentions, cependant les locaux butent sur une arrière-garde adverse bien organisée. Sur sa première occasion de la deuxième mi-temps, Pétange augmente son avance. Une frappe à ras du sol de Hemkemeier, après un centre de Mendes, et voilà que Pétange mènent 0-2. Ako inscrit un troisième but sur un dégagement lointain de Barrela, et l’aide de… Faldey qui veut prolonger, mais se troue. Ako, parti dans le dos du défenseur, va tromper le gardien local. Quand on bat Rosport en agressivité sur sa pelouse, c’est une victoire amplement méritée.
Alexandre Adam
Ben Vogel (Rosport) : «Défensivement, je trouve qu’on était pas trop mal en place, même si on prend trois buts. Mais offensivement on a été beaucoup trop faibles. Je ne sais même pas si Barrela a fait un arrêt. On voulait éviter cette défaite, car derrière il y a deux gros matches qui nous attendent.»
André Barrela (capitaine Pétange) : «Notre nouvel entraîneur (NDLR : l’Anglo-Ghanéen Chris Baffour) nous a parfaitement préparés pour cette rencontre. Il a fait des choix très forts dès son arrivée et nous a surtout préparés mentalement. Cela s’est vu durant les dernières semaines de préparation.»
CANACH – RFCU (1-3)
Entre arrivées, départs, blessés et suspendus, les deux entraîneurs avaient ce dimanche un tout autre cadre à leur disposition que début décembre 2025. Finalement, des deux côtés, seulement sept acteurs gardaient leur statut de titulaire. Sur une pelouse qui ne facilite pas la pratique d’un football de qualité, l’équipe locale obtient un départ de rêve. Une passe lumineuse de Desevic met Rouffignac en excellente position de tir. La frappe sèche lointaine du dernier nommé laisse Ruffier bouche bée et ceci après 100 secondes de jeu!
Du rêve au cauchemar, la frontière est parfois mince. Canach ne nous contredira pas, car à la 16e, un pied de Kuete dans le visage de Diakhite est synonyme de carton rouge et le RFCU évolue tout à coup en supériorité numérique. Les visiteurs prennent maintenant les rênes de la partie, acculent devant le gardien Roulez leur adversaire et égalisent peu après la demi-heure de jeu. Sur un débordement à l’aile droite, Diakhite trouve Matuvangua qui, pour sa première, signe l’égalisation. Un peu plus tard, un nouveau centre de Diakhite est repris d’une tête plongeante par Ikene. Canach ne répond plus et le remuant Kanté, en reprenant des vingt mètres un corner de Diakhite, creuse l’avance.
En seconde période, il ne se passe rien pendant presque vingt minutes. C’est alors qu’un corner rentrant de Cafafa termine sa course au fond des filets, mais le but est annulé pour une faute de Gomes sur Ruffier. Cela aurait pu redonner du piment au match. Cela le conclut.
Georges Bassing
Valentin Roulez (Canach) : «Le carton rouge nous tue! Soixante-quinze minutes à dix contre onze, c’est mission difficile, voire impossible. Dommage, car nous étions bien entrés dans le jeu.»
Farid Ikene (RFCU) : «Victoire méritée! Les nouveaux ont fait un match plein, de bon augure pour la suite.»