Toujours placé sur le podium des espoirs ces trois dernières années, Mil Morang va tenter d’endosser le titre, dimanche, lors des championnats nationaux à Diekirch.
Ses récentes sorties l’ont forcément conforté. Mil Morang, neuvième le 1er janvier du cyclo-cross international de Pétange, puis deuxième dimanche à Hesperange, a démontré une très belle forme, ce dont il convient aisément. Comme ces dernières saisons, le coureur de l’équipe Lotto Kern-Haus PSD Bank s’est consacré pendant un peu plus d’un mois au cyclo-cross.
Si son but principal est de préparer la saison sur route, Mil Morang aimerait forcément monter sur la plus haute marche d’un podium où il a pris l’habitude de se tenir depuis sa première année chez les espoirs. Deuxième en 2023 derrière Mats Wenzel, troisième en 2024 derrière Mats Wenzel et Mathieu Kockelmann, l’an passé à Cessange, il a terminé deuxième derrière ce dernier.
Il serait donc légitime de le voir endosser le maillot de champion dimanche à Diekirch. Mais il lui faudra encore repousser Lennox Papi et Rick Meylender, lesquels s’annoncent sur le papier comme ses principaux rivaux. «Trois fois, j’ai terminé sur le podium, je n’ai jamais gagné. Je veux donc ce titre au moins une fois en cyclo-cross», confirme ce coureur élancé et élégant qui sait aussi se faire violence sur un vélo.
Pour sa dernière répétition, dimanche, Mil Morang tenait des propos rassurants. «J’ai vu que j’allais aussi vite, voire plus vite que Lennox (Papi), donc je suis rassuré.» On lui indiquait qu’il se trouvait en progression et ne disait pas le contraire : «Oui, course après course, on devient meilleur, car au fil des efforts de cinquante minutes à bloc, le corps s’adapte.»
Un bon calendrier sur route
Si, dimanche, Loïc Bettendorff lui est resté supérieur, Mil Morang recentrait le débat sur la formule du championnat qui va séparer d’une minute les deux catégories, qui auront donc chacune un champion : «Loïc est élite, je suis espoir…»
Du circuit, appelé à changer chaque jour qui passera d’ici dimanche en vue des prévisions météorologiques annoncées avec de la neige, du verglas, de la pluie et un redoux avant de nouveau du gel dans la nuit de samedi à dimanche, il ne savait pas grand-chose. «Le circuit va changer, ce sera sans doute un peu boueux et je l’espère d’ailleurs. Le plus important est que je sois content de ma forme. Le championnat, cela reste une course spéciale. Je suis optimiste», expliquait encore Mil Morang.
En cas de titre, ses dirigeants de l’équipe Lotto Kern-Haus PSD Bank (où il court à nouveau pour 2026, même si sa prolongation n’a pas été officialisée) seraient forcément ravis. «Chaque titre est important, c’est une bonne réclame pour les sponsors», reconnaissait Mil.
Mais bien entendu ses obligations routières vont vite reprendre le dessus. «Je vais aller en stage en Espagne au lendemain des championnats. Je n’ai pas fait d’entraînement spécifique pour le cyclo-cross, car je n’ai pas le temps. J’ai un contrat avec une équipe sur route, le focus est donc à 100% sur la route. Ce sera ma dernière année chez les espoirs, le but est de trouver un autre contrat pour sortir du niveau Continental et aller plus haut. Mais je ne veux pas me mettre trop de pression, j’aurai un bon calendrier et la Flèche du Sud sera un objectif important», concluait-il.
Dimanche à Diekirch :
11 h : masters
12 h : débutants
12 h 01 : débutantes
13 h : juniors hommes
14 h : élite femmes
14 h 01 : espoirs femmes
14 h 02 : juniors femmes
14 h 03 : masters femmes
15 h 15 : élite hommes
15 h 16 : espoirs hommes