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[Basket] Etzella dans le bon tempo


Nick Davis (n°13) et Etzella n'ont pas brillé en attaque. Mais leur défense a fait la différence pour prendre les commandes du championnat face au Sparta, désormais ex-leader. (Photo : gerry schmit)

APRÈS LA REPRISE EN ENOVOS LEAGUE Etzella est le nouveau leader du championnat. Le champion a parfaitement entamé une année où il est encore présent sur les deux tableaux.

L’Enovos League a repris en partie, ce week-end. Et d’entrée, on a eu droit à une explication de rêve. Un match qui, de l’avis des deux coaches concernés, arrivait «trop tôt». On parle évidemment du champion Etzella et du leader depuis le début de la saison, le Sparta.

D’un côté, des Nordistes qui ont connu seulement deux revers dont un… contre le Sparta. De l’autre, une formation bertrangeoise qui semblait marcher sur l’eau mais qui a buté sur la dernière marche de 2025, avec un revers à domicile face à l’Arantia, sur une prière de Michael Carter à la dernière seconde (82-85). Trois petits points qui faisaient toute la différence. En effet, cette défaite conjuguée à la victoire d’Etzella face à Mamer (90-83) réduisait l’écart entre les deux ténors à seulement un petit point.

Et comme Etzella et Sparta se retrouvaient dès le premier match de l’année 2026, les Nordistes pouvaient revenir à la hauteur des Bertrangeois. Et même leur passer devant en cas d’un succès avec plus de cinq points.

Avant la rencontre, Gavin Love, après avoir comme à son habitude présenté son adversaire comme le favori, «Ils ont deux joueurs de l’équipe nationale et nous seulement un», avait confié que son équipe «pratiquait le meilleur basket du pays». C’est peut-être vrai. Mais ça ne s’est pas complètement vu lors de ce choc. Où, comme on pouvait le craindre, aucune des deux équipes n’était à son apogée. La faute à une reprise tardive et à très peu de temps pour préparer des matches aussi importants que ceux qui arrivent.

C’est ainsi qu’alors qu’Etzella est habituellement une machine de guerre à trois points, cette fois Sticky Gutenkauf et ses coéquipiers ont terminé la rencontre avec un horrible 5/27, soit 18 % de réussite derrière l’arc. En face, le Sparta est un peu mieux sans que ce soit non plus faramineux (13/37, 35 %).

Mais ça n’a pas empêché les joueurs du Deich de globalement dominer les débats. En tête pratiquement d’un bout à l’autre de la rencontre, les Ettelbruckois ont compensé cette indigence de loin par une précision bien plus chirurgicale à deux points (22/37, 59 %). Et surtout, une défense de fer.

Meilleure défense de la ligue, avec moins de 73 pts encaissés en moyenne, la formation nordiste a fait vivre un calvaire à son homologue bertrangeois, limité à un très vilain 30 % de réussite à deux points (9/30). La faute à des boulons clairement resserrés en défense, à l’image du meilleur joueur de cette rencontre, Nicholas Davis.

Absent de la première confrontation pour cause de maladie, l’Américain a démontré que ce n’était pas la même chose avec ou sans lui. L’intérieur a littéralement martyrisé le malheureux Victor Iwuakor, limité à neuf petits points à 4/12 aux tirs. Certes, il a pris des rebonds (11) mais en face, Davis a fait encore mieux puisqu’en plus de ses 25 pts, il a ajouté pas moins de 14 prises dont cinq offensives.

De la confiance en vue de la Coupe

Sur un match, Etzella a prouvé qu’il était meilleur que son rival. Mais la vérité du jour est-elle forcément celle du lendemain? Toujours est-il que voir le champion désormais installé au sommet de l’Enovos League est tout sauf une surprise. Certes, ils ont perdu des éléments clefs du titre de l’an passé (Jimmie Taylor, Yann Wolff notamment) mais Etzella a récupéré un Billy McDaniel qui peut toujours rendre de fiers services même s’il est désormais aussi âgé que LeBron James, à savoir 41 ans. À l’intérieur, Eric Zenners apporte aux alentours de 5 pts et 5 rebonds par match et les Américains font le job.

Etzella a donc débuté l’année par une victoire précieuse qui peut lui permettre d’aller chercher l’avantage du parquet jusqu’au bout des play-offs. Et a emmagasiné de la confiance avant son premier gros objectif de ce début d’année : la demi-finale de Coupe, samedi, contre l’Amicale.

En face, le Sparta a débuté 2026 comme il a terminé 2025 : par une défaite. Mais cela ne doit pas remettre en question la qualité de l’effectif et ses prestations à répétition depuis le début de cette saison en Enovos League. Les hommes de Karl Abou Khalil sont tombés sur plus forts qu’eux dimanche. Mais ils ont déjà prouvé à quel point ils étaient capables de battre n’importe qui cette saison. Et ils entendent bien le démontrer dimanche, à l’occasion de l’autre demi-finale. Avec un petit arrière-goût de revanche dans l’air face à… l’Arantia!

Romain Haas

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