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[Basket] C’est qui le patron ?


L'année va débuter par les retrouvailles très attendues entre «Sticky» Gutenkauf d'Etzella et Max Logelin du Sparta. (Photo : jj patricola)

13e JOURNEE EN ENOVOS LEAGUE Le championnat reprend – en partie – ses droits. Avec un énorme choc au Deich entre le champion, Etzella, et l’actuel leader, le Sparta.

Il y a un peu plus de deux semaines, l’année s’achevait par une grande première : le tout premier revers de la saison du Sparta, jusque-là invaincu, tant en championnat qu’en Coupe. Mais la 12e journée d’Enovos League aura donc été fatale aux coéquipiers de Victor Stein, battus sur une prière à trois points au buzzer, par l’Arantia.

Cette défaite contre Larochette compilée au succès d’Etzella face à Mamer permettait au champion nordiste de revenir à une seule petite longueur des Bertrangeois avant la courte pause des fêtes de fin d’année.

Et, hasard du calendrier, dès la reprise, le sort a réservé un certain… Etzella – Sparta! Un véritable choc, une finale avant l’heure au vu du parcours des deux formations. Mais une affiche qui arrive, de l’avis des deux camps, un peu trop tôt : «C’est dommage que cette rencontre arrive si tôt. Les deux équipes sortent d’un break et n’auront pas eu le temps nécessaire à bien se préparer. Même chose pour les demi-finales de la Coupe une semaine plus tard. Maintenant il faudra faire avec», explique Karl Abou Khalil, le coach du Sparta, dont les joueurs ont repris, comme pour ceux d’Etzella, seulement lundi.

Même son de cloche pour son homologue ettelbruckois, Gavin Love : «Je n’aime pas les pauses. Il y en a déjà eu en novembre pour l’équipe nationale. On en aura un autre en février. En tant que coach, vous voulez que votre équipe soit dans le rythme. En basket, le tout est de trouver le bon flow et avec toutes ces pauses ce n’est pas évident. Et avoir deux matches aussi importants si tôt, ce n’est pas une bonne chose.»

Une rencontre qui arrive trop tôt

Pour l’un comme pour l’autre technicien, cette rencontre est bien sûr importante. Mais chacun s’accorde à dire qu’elle ne sera pas décisive pour autant : «Il est beaucoup trop tôt dans la saison pour en tirer des conclusions. Jusqu’à preuve du contraire, le patron c’est Etzella, parce qu’ils sont les champions en titre. Les deux équipes visent la première place, car elle permet d’avoir l’avantage du terrain jusqu’au bout en play-offs.»

Fidèle à sa position habituelle, Gavin Love voit évidemment son équipe comme un underdog face au Sparta. Avec un fait indubitable : «Ils ont deux joueurs de l’équipe nationale et nous seulement un. Ils ont un banc très profond et certains des meilleurs arrières finisseurs de la ligue», sourit le coach britannique.

Qui reconnaît malgré tout que son équipe sera difficile à battre : «On a perdu contre eux au deuxième match de la saison alors qu’il nous manquait Nick Davis. Mais depuis, nous sommes une bien meilleure équipe collectivement. Je crois en notre potentiel. Je suis sûr qu’on joue le meilleur basket de la ligue. On est une vraie équipe. Qui ne se contente pas de jouer en isolation. C’est notre grande force. Et si on met nos tirs, on est une équipe très dure à battre», concède-t-il.

Pour Karl Abou Khalil, la défaite pour terminer 2025 n’est pas une catastrophe… si ses joueurs savent apprendre de leurs erreurs : «Personne n’a envie de perdre. Beaucoup de gens disent que c’est mieux de perdre maintenant. Ce n’est pas mon avis. Je pense que si tu te présentes sur un parquet, c’est avec l’intention de gagner. Sinon, ça ne sert à rien de venir».

«Ça devrait être un match fun à suivre»

Et de revenir sur cette rencontre : «On était à 14 victoires de suite. Perdre n’est pas grave en soi. On peut accepter la défaite du moment qu’on apprend. Face à l’Arantia, on a eu 20 pertes de balle et eux ont pris 20 rebonds offensifs. Normalement, un match avec de tels chiffres, on doit le perdre de 20 pts. Et au final, on ne s’incline que sur un buzzer beater donc c’est plutôt positif. Maintenant, il faut continuer de croire en nous. Jusqu’à présent, hormis Jarvis, personne n’a rien prouvé. Il faut rester affamés.»

Et d’évoquer les clefs pour avoir une chance de sortir vainqueur du match au Deich : «On ne peut pas se permettre d’avoir les mêmes chiffres que contre l’Arantia. On ne peut pas perdre 20 balles contre Etzella. On doit avoir le contrôle des rebonds offensifs. Si on gagne la bataille du rebond, on aura une chance de l’emporter.» Et d’ajouter : «Etzella est une équipe qui aime courir. On va devoir maîtriser le tempo du match. Et savoir ralentir le jeu par moments.»

Sachant qu’il n’y a que cinq points de différence à l’issue du premier match, la victoire pourrait bien propulser le vainqueur aux commandes du championnat. En tout cas, ce match, même s’il arrive peut-être un peu trop tôt, promet : «Ça devrait être fun. Ça devrait être une rencontre sympa à suivre», s’accordent à dire les deux entraîneurs. On ne peut qu’être d’accord sur ce point!

 

 

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