Le jeune pilote suédois Oliver Solberg, tout nouveau chez Toyota, a pris d’entrée jeudi soir les commandes, selon un classement général très provisoire, la course ayant été interrompue en raison d’une météo dantesque.
Le nonuple champion du monde français Sébastien Ogier, numéro un chez Toyota et qui brigue une 11e victoire au «Monte-Carl’», est rentré à Gap, le camp de base du rallye, le visage fermé, qualifiant sa soirée de «pire étape, de très loin, de toute (sa) carrière».
Il s’est dit devant la presse «soulagé d’être rentré en un seul morceau» et « trop vieux» pour prendre «autant de risques».
C’est «inacceptable», a dénoncé Ogier, 42 ans, classé pour l’instant troisième au classement général provisoire.
En cause, deux des trois spéciales de ce premier jour du rallye dans l’arrière-pays alpin.
Les courses contre le chronomètre se sont disputées de nuit, dans le brouillard, sur des petites routes de montagne à la chaussée détrempée, verglacée, boueuse ou enneigée.
«Je n’y voyais rien»
«Je n’y voyais rien», a renchéri son coéquipier et quintuple vice-champion du monde, le Britannique Elfyn Evans, après que la direction de course eut sorti le drapeau rouge lors de la dernière spéciale, juste après 21 h. Le Gallois de 37 ans finit deuxième au classement général provisoire.
C’est leur jeune coéquipier chez Toyota, Oliver Solberg, qui a réalisé un temps canon lors de la seconde spéciale entre les communes d’Esclandon et de Seyne-les-Alpes, dans les Alpes-de-Haute-Provence. Il s’est écrié devant des journalistes : «C’est la chose la plus folle que j’ai faite dans ma vie».
Chez Hyundai, le Belge Thierry Neuville, champion du monde 2024, finit quatrième, pestant contre des «conditions folles».
Son coéquipier, le Français Adrien Fourmaux, arrivé chez Hyundai l’an dernier, aurait pu être tout près de son compatriote et aîné Ogier s’il n’était pas sorti de la piste.
Côté luxembourgeois, Grégoire Munster occupe la 7e place provisoire à 3’49 » de Solberg.