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[Ski] Pinturault grand absent de la sélection


Plus grand palmarès du ski alpin français, Alexis Pinturault n'a pas été sélectionné pour les JO. (Photo : afp)

SKI Le Français doit faire le deuil d’une ultime participation aux JO : de retour après deux hivers plombés par les blessures, le triple médaillé olympique n’a pas été sélectionné pour les Jeux de Milan-Cortina qui débutent dans 11 jours.

Le skieur de Courchevel aux 34 victoires en Coupe du monde, trois podiums olympiques et trois titres mondiaux, en manque de gros résultats cet hiver, n’a pas été retenu parmi les sept hommes sélectionnés en ski alpin, dont le champion olympique du slalom Clément Noël et la révélation de l’hiver Paco Rassat.

En raison d’une règle complexe d’allocation des quotas olympiques entre les pays par la Fédération internationale de ski, le clan français avait déchanté il y a dix jours en comprenant qu’au lieu des 11 places escomptées pour les hommes, il n’en obtiendrait que sept (huit pour les femmes).

Pour quelques skieurs (Noël et Rassat en slalom, Nils Allègre en vitesse), la sélection ne faisait aucun doute mais pour d’autres cas les sélectionneurs avaient de quoi s’arracher les cheveux. En slalom, qui de Steven Amiez ou de Victor Muffat-Jeandet, tous les deux dans le top 15 mondial?

En vitesse, Maxence Muzaton a redistribué toutes les cartes samedi en arrachant à 35 ans et à la surprise générale la 3e place de la mythique descente de Kitzbühel. Et en géant, comment décider de se priver d’Alexis Pinturault, immense nom du ski français, quand bien même il n’est pas le plus performant cet hiver?

Face à ce casse-tête, les sélectionneurs ont tranché. Ce sera Nils Alphand et Maxence Muzaton en vitesse, Steven Amiez en slalom et Léo Anguenot en géant. En renonçant donc à Pinturault, cadre des Bleus depuis plus de douze ans. «Alexis a accepté la décision comme le grand champion qu’il est», a affirmé David Chastan, responsable du ski alpin au sein de la Fédération française de ski.

«Je n’estime pas avoir un passe-droit»

«Il a tout fait pour essayer de faire les Jeux, mais c’est aussi quelqu’un qui respecte le choix de cette sélection (…). Il y des athlètes qui ont fait des meilleurs résultats que lui.»

À 34 ans, le Français avait fait des JO de Milan-Cortina une des ses principales sources de motivation pour ne pas arrêter sa carrière après deux graves blessures aux genoux (janvier 2024, janvier 2025). Triple médaillé olympique, la première fois en 2014, il avait décidé cette saison d’abandonner les épreuves de vitesse auxquelles il s’était consacré depuis deux ans pour se concentrer uniquement sur le géant.

Mais les résultats cet hiver (trois tops 15, cinq tops 20 en six courses de Coupe du monde) n’auront pas été suffisants. «J’avais utilisé les mots « course contre la montre », je n’ai pas parlé de « préparation » dans l’objectif des Jeux olympiques. J’étais lucide sur le fait qu’il y a énormément de choses à reconstruire dans un temps très court», affirmait-il début janvier.

«Je n’estime pas avoir un passe-droit, je pense que, comme tout le monde, je dois montrer des résultats», ajoutait alors le vainqueur du classement général de la Coupe du monde en 2021. Le skieur doit s’aligner ce mardi au géant de Coupe du monde à Schladming (Autriche). Il a plusieurs fois répété qu’il voulait se laisser le temps de la réflexion avant de décider de prendre sa retraite, évoquant la possibilité de continuer jusqu’aux Mondiaux-2027.

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