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[Ski] Brignone, neuf mois après


Federica Brignone est de retour, à seulement deux semaines des JO. (Photo : afp)

Neuf mois après sa terrible blessure à la jambe gauche, la n° 1 mondiale de l’hiver dernier Federica Brignone fait son retour à la compétition lors du slalom géant de Kronplatz, à deux semaines du coup d’envoi des JO-2026.

Avant même d’avoir pris le départ de sa 362e course en Coupe du monde, sa première depuis le 25 mars 2025, «Fede», 35 ans, a déjà gagné : «Après ce qu’il m’est arrivé, être au départ de ce géant est déjà une grande victoire, cela sera quelque chose de fantastique», a déclaré l’Italienne lors d’un point-presse lundi.

Le 3 avril dernier, alors qu’elle était sur le point de conclure la meilleure saison de sa carrière, la skieuse du Val d’Aoste a lourdement chuté lors des championnats d’Italie.

Victime d’une double fracture tibia-péroné de la jambe gauche, elle doit être opérée d’urgence et sa participation à «ses» Jeux de Milan-Cortina (6-22 février) semble alors compromise.

Après une longue et parfois douloureuse convalescence, marquée notamment par une nouvelle opération fin juillet, Brignone a fait son retour sur les pistes en novembre d’abord comme une simple touriste, puis fin décembre avec ses coéquipières de l’équipe d’Italie.

«En tout et pour tout treize journées d’entraînement», a-t-elle détaillé, avant de prévenir qu’elle ne prenait pas le départ du géant de Kronplatz «pour faire un résultat».

«Ce géant est un test»

«Pour moi, ce géant est un test, pour voir où j’en suis, mentalement et physiquement, comment va ma jambe, comment je vais enchaîner deux manches à trois-quatre heures d’intervalle», a insisté la championne du monde 2025 de slalom géant.

Après Kronplatz, elle repartira à l’entraînement, notamment en vitesse, car son objectif est de participer non seulement au géant des JO-2026 programmé le 15 février à Cortina, mais aussi à la descente le 8 et au super-G le 12.

«J’ai besoin de m’entraîner sur des pistes de descente, de solliciter ma jambe sur des bosses, des sauts», a-t-elle reconnu.

Une certitude, sa jambe continuera à la faire souffrir : «Depuis que je me suis blessée, a-t-elle révélé, il n’y a pas eu un jour sans douleur, que ce soit dans ma vie normale ou sur les skis.»

Mais au moment de retrouver le frisson de la compétition, elle n’a aucun regret ni aucune peur : «Dans ma façon de vivre, dans mes valeurs, je fais des choix qui ne sont pas conservateurs : je préfère vivre et échouer que de ne pas vivre par peur d’échouer.»

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