DAKAR-2026 La famille polonaise Goczal a réalisé un coup d’éclat, mardi, au volant de leurs Toyota en enlevant les deux premières places de la 9e étape tandis que le classement général est chamboulé.
Sur cette première partie de l’étape marathon, entre Wadi ad-Dawasir et le bivouac refuge, le jeune pilote Eryk Goczal a bouclé les 410 kilomètres de secteur chronométré en 3 heures 46 minutes 42 secondes. Son oncle Michal Goczal, au volant de la deuxième Toyota Hilux de l’équipe Energylandia Rally, a fini second à 7’45 », devant l’Australien Toby Price sur une autre Toyota de l’équipe Gazoo Racing.
Et le classement général de ce 48e Dakar est totalement bouleversé, selon l’organisateur ASO. Celui qui était encore en tête mardi matin, le Qatarien Nasser Al-Attiyah au volant de sa Dacia Sandrider, a été «délogé de son trône» pour tomber à la troisième place. Mais le quintuple vainqueur du Dakar est à tout juste 1’10 » du nouveau patron provisoire du rallye-raid, Nani Roma au volant de sa Ford Raptor, lui-même 57 secondes devant Sainz à bord du même bolide.
«C’est un peu un miracle parce qu’on a crevé trois fois alors on est contents d’être là», a commenté Roma au micro du diffuseur télé officiel L’Équipe. Le Sud-Africain Henk Lategan (Toyota) a passé une mauvaise journée après un arrêt d’un quart d’heure pour faire réparer sa direction assistée cassée, ce qui le fait tomber au pied du podium du classement général.
Le Suédois Mattias Ekström (Ford) n’a pas non plus été à la fête en raison d’une erreur de navigation. Il passe de la deuxième à la cinquième place au général. Quant au Français Sébastien Loeb, toujours en quête d’une première victoire finale au Dakar, il a beaucoup souffert en raison, lui aussi, d’une avarie de direction assistée dans les dunes en fin d’étape.
«C’était l’enfer», a dit le nonuple champion du mondes rallyes à L’Équipe, se plaignant d’avoir «mal partout» et de s’être «arraché les pouces, les poignets». Avec dorénavant plus de 21 minutes de retard sur le leader Roma, Loeb, sixième au général, avait même reconnu lundi qu’il serait «difficile» de «rattraper» son retard.
En Challenger, Charles Munster a pris la 17e place, à 49 minutes et 22 secondes du duo néerlandais Spierings – Van der Stelt, vainqueur de l’étape, après avoir été notamment victime d’une crevaison juste avant le ravitaillement et connu des ennuis au niveau de l’embrayage. Le Luxembourgeois et son copilote français Xavier Panseri pointent au 15e rang du classement général de la catégorie, avec près de 5 heures 45 de retard sur les leaders espagnols Pau Navarro et Jan Rosa.
Sanders retrouve la tête
Le motard australien Daniel Sanders sur KTM a retrouvé la tête du classement général même s’il a laissé la victoire de l’étape à son rival sur Honda, l’Espagnol Tosha Schareina. L’Argentin Luciano Benavides (KTM), qui était en tête du général pour dix secondes au départ de l’étape, a fini neuvième.
Il est ainsi redescendu sur la troisième marche du podium du classement général, derrière l’Américain Ricky Brabec (Honda) et Sanders de nouveau leader. Une étape «piégeuse», a déploré Benavides au site de l’organisateur ASO du 48e Dakar, le motard argentin reconnaissant avoir fait «une erreur», tout comme «Daniel» Sanders, probablement de navigation dans les dunes.
Schareina, auteur du «plus gros coup du jour», a bouclé en 3 heures 45 minutes et 42 secondes la première partie de l’étape marathon qui comptait 418 kilomètres de spéciale, reléguant Sanders à la deuxième place, selon un communiqué de résultats qui n’a cessé d’évoluer. En effet, l’Américain Michael Docherty, qui pilote une KTM dans la catégorie inférieure Rallye 2, s’est classé troisième de l’étape.
Ont suivi les trois Honda de Brabec (4e), de son compatriote Skyler Howes (5e) et du Français Adrien Van Beveren (6e). Schareina et Sanders, qui avaient dominé la saison 2025, sont considérés comme les «favoris» du Dakar-2026, et Benavides, vainqueur des étapes de dimanche et lundi, comme un «outsider».
L’autre prétendant, Brabec, s’est réjoui au micro d’ASO d’«avoir une position de départ parfaite pour demain avec Sanders et Benavides devant moi pour faire les lignes». «Je vais pouvoir attaquer. Je suis là, prêt pour le marathon, mon pneu est en parfait état, j’ai hâte de dormir par terre et je suis content de ne pas avoir d’oreiller ce soir», a-t-il confié visiblement éprouvé mais souriant en allusion à la nuit au bivouac refuge, avant de rallier Bisha ce mercredi.
Van Beveren, sur Honda, qui avait souffert en première semaine mais s’est relancé depuis dimanche, a fini sixième de l’étape et reste septième au général à plus d’une heure du leader australien.