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[Rallye] Le jeune Solberg impressionne


Oliver Solberg a fait sensation pour ses grands débuts en WRC. (Photo : red bull content pool)

WRC Le Suédois Oliver Solberg est devenu dimanche à 24 ans le plus jeune vainqueur du mythique rallye Monte-Carlo avec sa Toyota, devant ses deux expérimentés coéquipiers, le Britannique Elfyn Evans et le Français Sébastien Ogier, marquant un «renouveau» de génération.

Le Suédois, dont c’est la première saison et le premier rallye dans la catégorie reine Rally1 avec le constructeur japonais, a maîtrisé de bout en bout cette course de quatre jours et 17 épreuves chronométrées, dont 16 sur les routes de montagne piégeuses et dangereuses des contreforts des Alpes françaises : «C’est le plus magnifique que j’aie fait dans ma carrière», a déclaré tout sourire le jeune homme dans un joli français, montrant du doigt depuis le port huppé de Monaco l’immeuble où il a grandi.

Le fils de Petter Solberg, champion du monde des rallyes en 2003, a gagné son premier «Monte-Carl’» dès sa première participation et devient le plus jeune vainqueur de cette course renommée créée en 1911 : «J’ai toujours regardé la course quand j’étais petit. Gagner le rallye, pour la première fois, c’est juste incroyable», a-t-il dit, extatique, devant sa Toyota GR Yaris.

Il a promis «plus de victoires» durant cette saison de 14 rallyes inaugurée par Monte-Carlo.

Solberg avait pris d’entrée la tête du classement général provisoire pour ne plus la quitter, qu’il s’agisse des spéciales sur les routes détrempées, verglacées, enneigées ou dans le brouillard des départements des Alpes du Sud ou à l’issue d’une «super spéciale» sur une partie du circuit urbain de Formule 1 à Monaco, sous une pluie battante samedi soir.

C’est donc un triplé pour les Toyota.

Solberg a bouclé l’édition 2026 en près de 4 h 25′, avec une météo exécrable dès jeudi, laissant Evans à près de 52 secondes et Ogier à un peu plus de deux minutes : «C’est un top 3 pour Toyota à nouveau, avec Oliver qui mérite une victoire qu’il est allé vraiment chercher avec la manière, donc rien à dire», a concédé le nonuple champion du monde français, un père de famille quadragénaire vu chez Toyota comme une sorte de mentor du jeune Solberg.

Le natif de Gap, dans les Hautes-Alpes, centre névralgique du 94e Monte-Carlo, n’avait pas caché cette semaine qu’il serait «difficile» de remporter un dixième championnat et que l’heure de la retraite «approchait».

À l’arrivée, Ogier a confirmé qu’il ferait une saison 2026 partielle mais il s’est dit «heureux d’être pour la 15e fois sur le podium du Monte-Carlo en 17» participations.

Quant au Gallois Evans, 37 ans, deuxième, et qui a été cinq fois vice-champion du monde, il a tiré son «chapeau à Oliver Solberg», saluant son «superbe travail pour son premier rallye avec l’équipe officielle».

Il faut dire que le jeune Suédois a mené son rallye tout en maîtrise, même lors de sorties de route spectaculaires dans la neige dont il s’est sorti avec panache, et un brin de «chance», ont relevé ses concurrents.

«Bravo à lui! Je ne suis pas quelqu’un de jaloux, mais je voudrais avoir mon nom sur ce palmarès», a regretté en souriant le Français Adrien Fourmaux, qui termine quatrième sur sa Hyundai à six minutes du vainqueur.

À 29 ans, l’ancien étudiant en médecine s’est félicité d’un «renouveau» générationnel dans le rallye, incarné par Solberg, alors qu’Ogier, Evans et le Belge Thierry Neuville ont respectivement 42 et 37 ans.

La seconde Hyundai i20 de Neuville, champion du monde en 2024, a été reléguée à 10 minutes et 30 secondes et termine cinquième.

Le Belge a déploré un rallye «difficile», «inquiétant» même pour l’avenir, car il n’a «jamais pu attaquer sur l’asphalte», sur sa Hyundai bien moins performante que les Toyota.

Munster en vue, avant d’abandonner

Enfin, le jeune Français Léo Rossel place sa Citroën C3, d’une catégorie inférieure Rally2, à la sixième place du classement général, devant la Toyota Yaris Rally1 du Japonais Takamoto Kastsuta.

Côté luxembourgeois, pour sa – pour le moment – seule pige en WRC, Grégoire Munster a malheureusement été contraint à l’abandon. Alors qu’il avait effectué quelques très bons passages, avec trois tops 5 dont une quatrième place, la mécanique l’a abandonné : «Malheureusement, sur la liaison vers la première spéciale ce matin, le moteur s’est soudainement arrêté à cause d’un problème électrique. Nous avons remplacé plusieurs composants tout en étant en contact avec l’équipe par téléphone, mais la voiture n’a pas redémarré. C’est vraiment dommage de ne pas pouvoir terminer l’épreuve, d’autant plus que cela pourrait avoir été notre dernière sortie en Rally1. Nous sommes arrivés à Monte-Carlo grâce à Jourdan Serderidis avec l’ambition de montrer que nous méritions une place au plus haut niveau, et je pense que notre performance ce week-end l’a clairement démontré», confie-t-il.

Et d’ajouter : «Sans ce problème – et sans la panne de direction assistée vendredi – nous aurions pu être la Ford Puma la plus rapide à Monte-Carlo et devancer des concurrents comme Pajari, Katsuta ou encore la nouvelle recrue Hyundai pour le troisième baquet, Hayden Paddon.»

Avant de conclure : «Malgré des conditions extrêmement piégeuses, nous avons apprécié chaque kilomètre au volant de la voiture et nous ferions tout pour avoir une nouvelle opportunité comme celle-ci à l’avenir. Il n’y a pas encore de nouvelles concernant la suite, mais nous continuerons à nous battre pour être au départ d’autres épreuves en 2026 et pour montrer de quoi nous sommes capables.»

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