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[Paralympiques] Le sport adapté espère revenir


Les Jeux paralympiques d'hiver ne comportent plus aujourd'hui de sport adapté. (Photo : afp)

JEUX PARALYMPIQUES 2026 Privé de réjouissance olympique depuis 1998, le sport adapté, qui regroupe les athlètes atteint d’un handicap mental ou psychique, espère effectuer son retour en 2030, leurs acteurs poussant pour une réintégration.

La mise à l’écart remonte à 2000, à Sydney. À l’époque, l’équipe espagnole de basket est sacrée championne paralympique, mais le scandale éclate quand un joueur et journaliste révèle qu’une grande partie de l’effectif, dont lui, ne possède aucun handicap mental.

Depuis, le sport adapté n’a fait son retour qu’aux Jeux d’été, en 2012, et dans trois disciplines : le tennis de table, l’athlétisme et la natation. «Je sais qu’on a été enlevé à cause d’une tricherie, explique  Clément Richard, skieur de l’équipe de France atteint d’autisme, mais les catégories sont devenues très sécurisées. Il y a de gros tests de contrôle.»

Les Jeux c’est son «rêve», comme celui de «vivre de (s)on sport», mais pour le moment, Clément Richard s’est surtout confronté à la «déception de ne pas y être en 2026. Moi ça va, j’ai 18 ans, mais pour les autres, ça m’énerve». Pour le moment, les compétitions telles que des championnats du monde ou des Coupes du monde sont organisées par Virtus, la fédération internationale de sport adapté.

On attend la création de plusieurs catégories, pouvant inclure des personnes atteintes de trisomie ou d’autisme sans déficience intellectuelle, dans des épreuves de ski alpin et de ski nordique, «les autres disciplines, à ce jour, n’étant pas ou peu pratiquées».

Il y a quelques années plusieurs raisons étaient encore avancées pour justifier l’absence du sport adapté. «Ce n’était pas sécuritaire, trop dangereux de faire monter une personne avec déficience intellectuelle dans un télésiège, qu’ils n’avaient pas le niveau de pratique, reprend Marc Truffaut, on a organisé des Mondiaux à Tignes, sur les pistes régulièrement utilisées pour les Coupes du monde, petit à petit on éclusait tous les arguments.»

La décision se prendra «dans un dialogue relationnel entre l’IPC et la Fédération internationale de ski», qui organise les épreuves.

Contactée, la FIS répond avoir signé l’an passé un accord avec Virtus, dans lequel elle s’engage à «soutenir le processus d’intégration des athlètes aux Jeux d’hiver, potentiellement en 2030».

 

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