Doyen du paddock, le Français Johann Zarco (Honda-LCR) attaque à 35 ans la saison 2026 ce week-end en Thaïlande avec l’espoir de «revivre des podiums» après sa victoire-surprise en France l’an passé.
C’était extraordinaire, la victoire et aussi le podium à Silverstone derrière. Puis il y a eu de la fatigue accumulée avec deux tests au Japon pour les 8 Heures de Suzuka et la course, qui a été très éprouvante. Je n’ai pas réussi à récupérer correctement après ça. Il y a un aspect physique et un aspect technique, où la moto a commencé à changer (…) Cela a engendré un agacement, des chutes, une petite perte de confiance. C’est vraiment un combo, on ne peut pas avancer une seule excuse, mais un effet boule de neige qui était dur à arrêter. Ça m’a fait du bien de terminer la saison pour dire : « Voilà, elle s’arrête et on se repose ».
Pour battre Marquez, il faut une moto différente
Quelles sont vos ambitions pour celle-ci?
Rester dans les dix premiers, ça serait bien. Et j’aimerais bien revivre des podiums. La moto est nettement plus prête pour être dans les dix premiers sur chaque course. Et je pense qu’un grand pilote peut atteindre le top 5 sur sur la Honda cette année.
Marc Marquez vise un huitième titre historique. Quelqu’un peut-il l’en empêcher?
Je crois que pour battre Marquez, il faut une moto différente. L’Aprilia semble actuellement la mieux placée pour pouvoir battre ce grand Marc. J’ai été assez impressionné par la manière dont (Marco) Bezzecchi a mené les essais et avait terminé la saison. Il est un vrai leader chez Aprilia, c’est beau à voir et je crois qu’il peut être un vrai prétendant.
Vous êtes sous contrat jusqu’en 2027 avec Honda. Est-ce un soulagement d’être l’un des rares pilotes à ne pas être concerné par le marché des transferts?
Ce serait bien que ça devienne un avantage, pour rester concentré sur le projet sportif, à moins stresser ou m’énerver si tout ne se met pas bout à bout tout de suite. Le fait de moins stresser peut permettre d’assurer quand il faudra assurer ou de performer quand les opportunités se présenteront.
Quelle place avez-vous le sentiment d’occuper, à 35 ans, au sein du paddock?
Une place de personne qui a de l’expérience et j’espère qui est plutôt appréciée. Et qui est aussi appréciée pour la qualité de pilote et les possibilités que je peux avoir. Je ne suis pas considéré comme un prétendant au titre, mais je pense qu’on peut se méfier de moi parce que je peux être là quand l’occasion se présente!