Accueil | Sport international | [JO] Klaebo, la preuve par neuf

[JO] Klaebo, la preuve par neuf


Johannes Klaebo, désormais le plus grand de tous les temps. (Photo : afp)

SKI DE FOND L’insatiable Norvégien Johannes Klaebo, vainqueur du relais, s’est offert une neuvième médaille d’or, dimanche. Record absolu des Jeux d’hiver.

Le fondeur de 29 ans, qui a glané quatre titres en quatre courses en Italie, dépasse au palmarès ses trois compatriotes, les ex-fondeurs Marit Bjoergen et Bjoern Daehlie et l’ancien biathlète Ole Einar Bjoerndalen (huit titres), qu’il avait rejoints vendredi en remportant le 10 km individuel.

Battre le record de médailles d’or, «c’est simplement quelque chose dont je suis vraiment fier, c’est certain», a réagi la «comète» (son surnom) de Trondheim en zone mixte.

Sous un ciel radieux, après la pluie de samedi et de nombreuses chutes des athlètes dans le relais féminin, le maître du ski de fond a passé la ligne d’arrivée en solitaire, après avoir géré l’avance creusée par ses trois coéquipiers sur les Français (argent) et les Italiens (bronze).

Emil Iversen, Martin Nyenget et Einar Hedegart ont fait tour à tour la course en tête si bien que leur chef de file n’avait plus qu’à maintenir le cap sans prendre de risques.

Si Klaebo a terminé la course avec un peu plus de 22″ d’avance sur la France, on retiendra surtout que le désormais nonuple champion olympique s’est hissé à une altitude où personne ne s’était élevé jusqu’ici lors des Jeux d’hiver.

En trois participations aux JO, l’intouchable Scandinave a récolté au total onze médailles, la très grande majorité étant du plus beau métal.

Hommage à son grand-père 

Après cette quatrième médaille d’or en Italie, il a rendu hommage à son grand-père, qui l’entraîne depuis ses 15 ans et qui reste, à 83 ans, «la personne la plus innovante» dans sa manière d’aborder le ski de fond.

«Il lit des livres, toutes sortes d’articles scientifiques pour rester à la page, pour apprendre et voir ce qu’on peut améliorer en permanence. C’est assez spécial», a-t-il expliqué, en sortant de sa réserve habituelle.

«On a passé tellement de jours à voyager ensemble. Il fartait mes skis quand j’étais plus jeune. C’est lui qui faisait les plans (d’entraînement). Il me conduisait à l’entraînement. Je ne serais pas ici sans lui», a ajouté Klaebo qui se rapproche d’un autre défi, celui de gagner, comme l’an passé aux Mondiaux, les six courses au programme : il reste encore le sprint par équipes mercredi et le 50 km samedi.

Newsletter du Quotidien

Inscrivez-vous à notre newsletter et recevez tous les jours notre sélection de l'actualité.

En cliquant sur "Je m'inscris" vous acceptez de recevoir les newsletters du Quotidien ainsi que les conditions d'utilisation et la politique de protection des données personnelles conformément au RGPD.