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[JO-2026] Les Françaises en démonstration


Lou Jeanmonnot et les Françaises ont fait des merveilles (Photo: afp).

Malgré une petite alerte en début de course, les biathlètes Camille Bened, Lou Jeanmonnot, Océane Michelon et Julia Simon ont offert une démonstration en relais mercredi loin devant la concurrence, rappelant un sacré collectif après les dissensions internes.

La razzia espérée par le biathlon commence tout doucement à se transformer en triomphe absolu, puisque sur les neuf titres en jeu depuis le début des JO-2026, cinq sont revenus dans l’escarcelle française, pour un total de dix médailles. Et lors des deux mass start, finale en apothéose vendredi (hommes) et samedi (femmes), les Français alignés seront candidats (au moins) au podium.

«C’est une vraie satisfaction pour toute l’équipe, c’est le fruit d’un travail collectif. Le relais c’est vraiment la symbolique du travail de l’ensemble des acteurs de cette filière. Et le fait de remporter les trois relais pour l’équipe de France (mixte, messieurs, dames), c’est magique», a souligné Cyril Burdet, l’entraîneur de l’équipe de France féminine.

Mercredi, sur le site en altitude d’Anterselva (1 600 mètres), le scénario du début du relais féminin a ressemblé à s’y méprendre à celui du relais masculin, remporté la veille par Fabien Claude, Émilien Jacquelin, Quentin Fillon Maillet et Éric Perrot.

Comme Fabien Claude la veille, Camille Bened a visité pour un tour l’anneau de pénalité après son tir debout, passant le relais avec un retard de 55 secondes sur la tête à Lou Jeanmonnot. La Jurassienne, comme Jacquelin, a ensuite remis les Françaises sur le chemin de l’or.

Camille Bened a été préférée à Justine Braisaz-Bouchet, en difficulté depuis le début des Jeux, et a eu la lourde tâche de lancer le relais français.

Mais par la suite, la différence de niveau des doubles champions du monde en titre de relais était bien plus flagrante avec les autres nations, mettant vite fin au suspense sur l’issue de la course.

Océane Michelon a creusé un écart de plus de cinquante secondes pour Julia Simon, qui s’est finalement montrée une nouvelle fois impériale derrière la carabine, en blanchissant ses dix cibles sans la moindre pioche.

Dernier tour de célébration

Et contrairement à mardi, où Eric Perrot a dû puiser au fond de lui pour résister au retour du Norvégien Vetle Christiansen, finissant livide et mettant de nombreuses minutes à récupérer, Julia Simon a pu célébrer dans son dernier tour avec les staffs masculins et féminins éparpillés le long de la piste de deux kilomètres.

Au moment d’aborder le dernier U qui surplombe le pas de tir d’Anterselva, elle a pu saisir le drapeau français pour franchir la ligne, avant d’être rejointe par ses trois équipières du jour. Simon, trois titres lors d’une même édition des JO, rejoint Jean-Claude Killy (1968), Martin Fourcade (2018) et Quentin Fillon Maillert (2026). «L’équipe de France est favorite, nous on est des bons outsiders. Les quatre filles étaient plus fortes que nous», a constaté Jean-Marc Chabloz, entraîneur du tir pour la Suède, «impressionné» par le relais français.

La Suède, emmenée par les sœurs Elvira et Hanna Oeberg, a pris la médaille d’argent avec un gouffre de retard (51 sec), et la Norvège a fini en bronze.

Ce triomphe vient reléguer à des années-lumière les dissensions qui ont traversé en interne cette équipe de France, dont les trois dernières saisons ont été perturbées par l’affaire de la carte bancaire féminine, sans conséquence sur les résultats sportifs.

Julia Simon a été condamnée en octobre à trois mois de prison avec sursis et 15 000 euros d’amende, pour vol et fraude à la carte bancaire, pour avoir utilisé la carte de sa coéquipière, Justine Braisaz-Bouchet. La biathlète a ensuite été suspendue un mois ferme, ratant le début de la Coupe du monde à Ostersund.

Elle avait effectué son retour en équipe de France à Hochfilzen (Autriche) en décembre et est montée en puissance pour être en pleine possession de ses moyens aux JO-2026.

Mi-décembre, Lou Jeanmonnot même elle, avait évoqué l’ambiance pesante autour des Bleues. Visiblement, cela n’empêche pas les démonstrations sur la piste.

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