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[Handball] France – Allemagne, l’acte II


Malheureux lors du dernier affrontement, Dika Mem espère une meilleure fin. (Photo : afp)

EURO-2026 Plus d’un an après la débâcle des JO de Paris, la France retrouve, ce mercredi, l’Allemagne pour tourner définitivement la page, et décrocher son billet pour le dernier carré.

Dans une salle de spectacle danoise, reconvertie le temps de la compétition en lieu de conférence de presse, c’est depuis la scène aménagée qu’Alfred Gislason s’adonne à l’exercice des réponses devant un public composé de dizaines de journalistes. Avant ses retrouvailles avec la France, le sélectionneur allemand s’est rappelé du «match fantastique» d’août 2024, du coup de théâtre au stade Pierre-Mauroy de Villeneuve-d’Ascq, où ses joueurs avaient renversé le pays hôte après prolongations (35-34).

«Bien sûr, les joueurs français avaient commis de grosses erreurs à la fin. On peut dire que c’est de la chance, ou qu’on le méritait, mais ce fut une étape vraiment importante pour notre équipe», a-t-il expliqué. Un scénario rêvé pour les uns, une défaite aux allures de drame shakespearien pour les autres, avec pour fin cruelle une élimination à domicile avant même le dernier carré pour les champions olympiques en titre.

À l’époque, Dika Mem s’était retrouvé projeté malgré lui en symbole malheureux de la chute, sa passe interceptée à six secondes de la fin ayant permis l’égalisation allemande (29-29). Avant la suite que les observateurs connaissent. Alors forcément, «depuis ce qui s’est passé, c’est un match qui sera toujours particulier, pour le Barcelonais. J’aurais toujours envie de gagner. J’espère que ce sera le cas mercredi».

Aymeric Minne évoque de son côté «une cicatrice des JO encore ouverte», même si le temps a passé, laissant place à de nouveaux acteurs et de nouvelles histoires, «ce sera bien différent». «Je ne suis pas sûr que ce soit une énergie positive que de vouloir à tout prix être dans une forme de revanche. Il s’est passé tellement de choses entre août 2024 et aujourd’hui», appuie Guillaume Gille.

Objectif dernier carré

Surtout, les Bleus ont obtenu l’occasion d’effacer la prestation médiocre offerte lundi contre l’Espagne (36-32). Tributaires du résultat de la rencontre Allemagne – Danemark quelques heures plus tard, la victoire du pays hôte leur a permis de souffler, et d’avoir encore leur destin en main dans le groupe I où les deux premières places sont qualificatives.

«On a oscillé entre deux sentiments, est-ce qu’on devait déjà faire nos valises, préparer le retour? Est-ce qu’on est toujours en course?», poursuit Gille. Au final, «les dieux du sport nous donnent une autre chance», poursuit Dika Mem, pour disputer ce nouveau match aux allures, comme un clin d’œil, de quart de finale.

Toujours meilleure attaque de l’Euro (233 buts), malgré des difficultés à s’adapter à la défense espagnole, les Français savent qu’ils feront face ce mercredi à un adversaire différent, mais «très solide», selon Ludovic Fabregas. «Ils ont une défense très rugueuse avec quelques adaptations sur le placement des joueurs. Offensivement beaucoup de « shooters », et un jeu qui va aussi très vite.»

Derrière, la France devra par ailleurs éviter de braquer les projecteurs sur les deux gardiens, David Späth – auteur de 14 arrêts en 2024 – et Andreas Wolff, qui a brillé dans la compétition. En cas de victoire, les hommes de Guillaume Gille cocheraient leur premier objectif en atteignant le dernier carré. Et s’éviteraient une frustrante sortie de scène.

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