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[Formule 1] Avec Netflix et Apple, la F1 rêve de grossir encore


Le grand cirque de la F1, dominé l'an passé par Lando Norris, attire visiblement de plus en plus de monde aux États-Unis. (Photo : afp)

SAISON 2026 Déjà propriété d’un groupe américain et avec trois Grands Prix aux États-Unis, la Formule 1 rêve de faire encore croître son nombre de fans en Amérique du Nord et latine grâce aux géants de la télévision et du cinéma Netflix et Apple.

Adulée mais aussi parfois critiquée, la série documentaire à succès F1 : Drive to Survive, qui dévoile ce vendredi sa huitième saison sur Netflix, a fait entrer la discipline reine du sport automobile dans une nouvelle dimension.

Ce feuilleton raconte chaque année l’avant-scène et les coulisses de la saison précédente, avec pour effets d’avoir profondément rajeuni et féminisé le public du spectacle qu’est devenue la F1, au risque de céder parfois, selon ses détracteurs, à la dramatisation et la scénarisation de conflits entre pilotes et directeurs d’écuries.

Mais l’irruption du géant américain du streaming dans la déjà très prospère F1 a provoqué «des changements sismiques si l’on réfléchit à où nous étions en tant que sport», lors du lancement de la série en 2019, résume Liam Parker, patron de la communication de la société Formula One (F1) filiale depuis 2016 du groupe américain Liberty Media.

Cette entreprise de médias fondée en 1994 et cotée au Nasdaq de New York mène depuis près de dix ans une offensive pour faire grossir l’audience de la F1 aux États-Unis, pays des amateurs de courses automobiles de stock-cars de la Nascar ou de monoplaces de l’IndyCar.

De fait, pour l’un des producteurs de Drive to Survive, Tom Rogers, qui s’exprimait lui aussi lors d’une conférence de presse la semaine dernière, en marge des essais de présaison à Bahreïn, «il existe un énorme potentiel aux États-Unis» qui comptent dorénavant trois Grands Prix par saison (Miami, Texas et Las Vegas) qui attirent des centaines de milliers de spectateurs.

D’après Liam Parker, il y a aujourd’hui «52 millions de fans de F1 aux États-Unis», sur quelque 800 millions de téléspectateurs et spectateurs dans le monde pour cette discipline.

«Avons-nous atteint un plateau? Je crois tout le contraire. Les gens pensent que nous sommes à deux ou trois marches du sommet, mais nous n’y sommes pas du tout en termes d’audience aux États-Unis», a-t-il vanté.

En outre, Netflix va être concurrencé dès cette saison par le géant américain Apple TV qui va remplacer la télévision ESPN (groupe Disney) comme diffuseur officiel de la F1 aux États-Unis.

Mieux : surfant sur le triomphe au cinéma de F1 Le Film avec la super star Brad Pitt, une nomination aux Oscars et une possible suite, cinq Grands Prix sur 24 seront diffusés en direct dans une cinquantaine de salles IMAX sur tout le territoire américain.

Contrat évalué à 750 millions de dollars

Sur cinq ans, le contrat entre Apple et la F1 serait de 750 millions de dollars, avaient évalué en octobre des médias américains lorsque l’accord avait été annoncé.

«Quand nous parlons d’Apple, nous parlons d’un nouveau partenaire qui croit en nous avec comme grand dessein d’être un acteur de la croissance de ce sport aux États-Unis», a martelé devant la presse à Bahreïn le patron de la Formule 1, l’Italien Stefano Domenicali.

Malgré une huitième saison de Drive to Survive qui laisse un peu sur sa faim d’après des journalistes qui l’ont visionnée cette semaine en avant-première, Netflix voit encore plus loin que les États-Unis.

«Nous prévoyons tous que l’intérêt pour la Formule 1 sera probablement dopé en Amérique latine (…) grâce à Franco» Colapinto, le pilote argentin d’Alpine, a prédit Tom Rogers.

Le paddock compte aussi le vétéran mexicain Sergio Perez (Cadillac) et le jeune Brésilien Gabriel Bortoleto (Audi).

«L’Amérique latine est un énorme marché, notamment pour Netflix», a conclu le producteur sans donner de chiffres.

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