[Barrages du Mondial-2026] Pour jouer son premier Mondial depuis 2014, l’Italie doit gagner contre l’Irlande du Nord ce jeudi à Bergame, puis au pays de Galles ou en Bosnie le 31 mars.
Lorsqu’il portait le maillot de l’AC Milan et de la Nazionale, l’abrasif Gennaro Gattuso n’était pas joueur à craindre grand monde. Devenu entraîneur, le champion du monde 2006 s’est (un peu) assagi. Depuis qu’il a pris les commandes de l’Italie en juin dernier, il essaie d’instiller à son équipe un détonnant (et étonnant au regard de son passé) cocktail de sérénité et de rage de vaincre qui semble marcher.
Depuis sa nomination, qui avait suscité bien des réserves en raison de ses échecs répétés en club, la Nazionale a disputé six matches et en a remporté cinq. Elle a certes échoué à revenir sur la Norvège, auteure d’un sans-faute (huit victoires en huit matches, dont deux contre l’Italie 3-0 et 1-4), mais elle a rassuré, voire séduit avec pas moins de 19 buts inscrits.
«Notre obsession doit être de disputer cette Coupe du monde, de revenir là où nous avons été pendant de nombreuses années, souvent en tant qu’acteur principal», a rappelé Gattuso. Malgré ses quatre titres mondiaux (1934, 1938, 1982 et 2006), ses deux sacres continentaux (1968, 2021) et un statut de membre incontesté du gotha, l’Italie, désormais 13e mondiale, est rentrée dans le rang.
«Des gars prêts à tous les sacrifices»
Depuis son couronnement en 2006 à Berlin, elle n’a remporté qu’un seul match de Coupe du monde, 2-1 contre l’Angleterre en 2014 au Brésil, où elle est sortie dès le premier tour. Depuis, les Azzurri ont manqué les rendez-vous en Russie et au Qatar en chutant en barrages contre la Suède (1-0 à Solna, 0-0 à San Siro) en 2017 et face à la Macédoine du Nord à Palerme (1-0) en 2021, deux traumatismes qui planent encore sur la sélection.
«Il ne faut pas voir des fantômes à la première difficulté» durant la demi-finale des barrages, ce jeudi à Bergame contre l’Irlande du nord, 69e au classement FIFA, a d’ailleurs prévenu Gattuso. «Mais il ne faut pas non plus refaire l’erreur faite contre la Macédoine il y a quatre ans. Il n’y a plus de matches faciles, n’importe quel adversaire peut nous mettre en danger. L’important est de savoir réagir et de ne pas sombrer s’il se passe quelque chose de négatif.»
Pour retrouver la scène mondiale, Gattuso (48 ans) n’a pas révolutionné la Nazionale et s’appuie largement sur le même groupe que ses prédécesseurs Roberto Mancini (2018-2023) et Luciano Spalletti (2023-2025). «Nous avons des joueurs qui en veulent, des gars prêts à tous les sacrifices», a-t-il apprécié, comme s’il parlait de Gattuso joueur. Ses joueurs ont deux matches pour le prouver.
Barrages zone Europe, jeudi
Demi-finales Voie A
20 h 45 : Pays de Galles – Bosnie
Italie – Irlande du Nord
Demi-finales Voie B
20 h 45 : Ukraine – Suède
Pologne – Albanie
Demi-finales Voie C
18 h 45 : Turquie – Roumanie
20 h 45 : Slovaquie – Kosovo