La journée de mardi s’annonce cruciale pour la Nazionale italienne, engluée dans une crise sans précédent, avec un conseil fédéral de la fédération (FIGC) à 12 h qui pourrait acter la nomination d’un nouveau sélectionneur et le départ du directeur technique de la fédération, Paolo Maldini.
Lundi, Andrea Pirlo, qui était pressenti pour prendre les rênes d’une équipe d’Italie traumatisée par son absence aux trois dernières Coupes du monde, avait annoncé ne plus être candidat au poste de sélectionneur, pris dans une avalanche de critiques pour un contrat publicitaire avec une entreprise russe de paris sportifs et un CV d’entraîneur jugé trop maigre.
Le nouveau sélectionneur de la Nazionale sera nommé «sous peu», a toutefois promis lundi après-midi le président de la FIGC, Giovanni Malago, semblant acquiescer de la tête à un journaliste lui demandant si cette annonce aurait lieu mardi.
Plusieurs médias italiens ont annoncé entretemps la démission de Paolo Maldini – nommé le 11 juillet – et de son conseiller Leonardo, qui poussaient pour la nomination de Pirlo en dépit des réticences de Malago. Leur départ devrait être rendu public mardi à l’issue du conseil fédéral.
«L’Italie à rebâtir», titre mardi la Gazzetta dello Sport, le principal quotidien sportif italien, avec les visages en une d’Antonio Conte et Roberto Mancini, désormais grands favoris pour le poste de sélectionneur.
Maldini, qui s’opposait à l’arrivée de Conte ou de Mancini à la tête de la Nazionale, pourrait être remplacé par l’ex-défenseur Giorgio Chiellini, selon la presse italienne.
Le nom de Mancini ne fait toutefois pas l’unanimité, bien qu’il ait offert à l’Italie son dernier titre, à l’Euro-2021.
Sa démission soudaine du poste de sélectionneur à l’été 2023 pour répondre aux sirènes de l’Arabie saoudite, alors que l’Italie était en difficulté dans la campagne de qualifications pour l’Euro-2024, l’avait discrédité aux yeux de nombreux cadres de la FIGC.