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[Football] Hakimi-Mané, Díaz-Mendy… quatre duels pour un trône


Une des clés de la finale tiendra en la capacité d'Achraf Hakimi à contenir Sadio Mané dans son couloir droit. (Photo : afp)

CAN-2026 Sadio Mané contre Achraf Hakimi, Brahim Díaz face à Édouard Mendy ou Noussair Mazraoui pour contenir Iliman Ndiaye… La finale entre le Maroc et le Sénégal ne manquera pas de duels corsés, dimanche à Rabat.

Achraf Hakimi – Sadio Mané

Le Sénégalais Sadio Mané et le Marocain Achraf Hakimi sont les stars et leaders incontestés de leurs équipes, mais connaissent lors du tournoi des dynamiques inverses. On disait le Lion de la Teranga vieillissant à 33 ans, moins compétitif depuis son départ pour le championnat saoudien en 2023, mais Mané est toujours l’homme providentiel du Sénégal. Il s’est distingué par deux buts, dont l’un en demie face à l’Égypte (1-0), tout en se montrant altruiste avec trois passes décisives.

Une des clés de la finale tiendra en la capacité d’Hakimi à contenir Mané dans son couloir droit. Le capitaine marocain, considéré comme le meilleur au monde à son poste, a débuté «sa» CAN convalescent, en raison d’une blessure à la cheville contractée en novembre avec le Paris SG.

On n’a pas encore retrouvé au Maroc le Hakimi de la saison passée avec le PSG. Si le défenseur se montre décisif, notamment sur coup de pied arrêté, son apport offensif est réduit à la portion congrue et il n’apporte pas non plus autant de garantie en défense que ses coéquipiers qui composent pourtant la défense la plus imperméable du tournoi.

Brahim Díaz – Édouard Mendy

Alors que le Marocain Brahim Díaz, meilleur buteur de la compétition (5 buts), explose au niveau international lors de cette CAN, Édouard Mendy, l’un des mousquetaires trentenaires du Sénégal, vit probablement l’une de ses dernières campagnes avec le Sénégal.

La confrontation Díaz – Mendy tiendra surtout dans la capacité du virtuose marocain à trouver un regain d’énergie pour se défaire de ses défenseurs, ce qu’il n’est pas parvenu à faire contre le Nigeria en demie.

Cadre du Sénégal lors des campagnes de 2019 et 2022 qui ont atteint la finale (il s’est blessé en cours de compétition en 2019), Édouard Mendy endossera de plus le rôle de patron de la défense des Lions de la Teranga en l’absence de Kalidou Koulibaly, suspendu.

Noussair Mazraoui – Iliman Ndiaye

Noussair Mazraoui et Iliman Ndiaye sont les couteaux suisses de leurs sélectionneurs. Le Marocain aura joué à son poste de prédilection, à droite, lors des deux premières rencontres des Lions de l’Atlas quand Hakimi était laissé au repos.

Le latéral de Manchester United, notamment lors de la première rencontre face aux Comores où la plupart de ses coéquipiers étaient tétanisés par la pression, aura été un des rares à tenir son rang. Retenu dans le onze type de la CAF pour la phase de groupes, Mazraoui a continué d’enchaîner les copies parfaites, à gauche lorsque Hakimi a été réintégré parmi les titulaires. Iliman Ndiaye est aussi ballotté de poste en poste par son sélectionneur Pape Thiaw.

Tantôt positionné derrière deux attaquants, tantôt placé au milieu du terrain sur le flanc droit, c’est à son poste, celui d’ailier droit, que l’ancien Marseillais a été le plus dangereux lors des deux derniers matches face au Mali en quarts, élu homme du match, et contre l’Égypte en demie. Ndiaye symbolise en outre, comme Pape Gueye, le changement de génération au sein des Lions de la Teranga.

Idrissa Gueye – Neil El Aynaoui

Qui règnera sur l’empire du milieu entre le vieux Lion sénégalais, et la révélation marocaine du tournoi? Idrissa Gueye vit, à bientôt 37 ans, sa sixième CAN, a disputé les six rencontres du Sénégal jusqu’à présent et devrait porter le brassard de capitaine en finale face au Maroc, en l’absence de Kalidou Koulibaly suspendu, pour ce qui sera sa 133e sélection. Neil El Aynaoui, 24 ans, 12 sélections depuis septembre 2025, a tergiversé pendant deux ans avant de rejoindre la tanière des Lions de l’Atlas, préférant se construire en club plutôt qu’avec l’équipe nationale.

Walid Regragui se félicite de s’être armé de patience et de ne pas avoir renoncé à prendre le fils du tennisman Younès El Aynaoui, très populaire dans le royaume chérifien. Arrivé au milieu des cadres Azzedine Ouhani et Sofyan Amrabat, le rejeton est devenu au fil de la compétition le patron de l’entrejeu marocain, son talent explosant à la face du monde lors de la demie face au Nigeria.

 

PROGRAMME 

Petite finale

Samedi 17 h : Égypte – Nigéria

Finale

Dimanche 20 h : Sénégal – Maroc

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