Le Norvégien Johannes Dale-Skjevdal a remporté dimanche la poursuite (12,5 km) de Ruhpolding (Allemagne), comptant pour la Coupe du monde de biathlon, devant le Français Éric Perrot et le Suédois Martin Ponsiluoma. Grâce à un 19/20 derrière la carabine, Dale a coupé la ligne d’arrivée avec cinq secondes d’avance sur Perrot (17/20), et sept secondes sur Ponsiluoma (16/20).
Parti avec 42 secondes de retard, la course avait mal commencé pour Éric Perrot avec une double faute lors du premier tir couché. Le Savoyard de 24 ans a blanchi ensuite toutes ses cibles avant le dernier tir debout, en duel avec le Suédois Sebastian Samuelsson, vainqueur du sprint samedi. Perrot a fait un tour sur l’anneau de pénalité – quand Samuelsson en a fait deux – et est sorti en tête avec sept secondes d’avance sur Johannes Dale-Skjevdal.
Plus puissant dans la dernière montée, le Norvégien a déposé le leader de l’équipe de France et coupé la ligne en célébrant fièrement sa première victoire de l’hiver.
Chez les femmes, Lou Jeanmonnot a remporté une poursuite (10 km) maîtrisée de combat en combat à Ruhpolding, une démonstration qui lui permet de s’envoler en tête du classement général de la Coupe du monde.
Partie en deuxième position à huit secondes de la Suédoise Hanna Oeberg, lauréate du sprint vendredi, Lou Jeanmonnot s’est retrouvée rapidement seule en tête de la course, dès la sortie du premier tir couché, où elle a blanchi ses cinq cibles quand ses autres concurrentes directes ont visité l’anneau de pénalité.
Elle a ensuite progressivement creusé une avance montée à une petite quarantaine de secondes avant le dernier tir debout. Elle a manqué une cible pour un 19/20, alors que derrière, Hanna Oeberg est ressortie sur ses talons en dix secondes, mais n’a pas pu revenir sur la Française dans la dernière tournée.
«J’avais envie d’être capable de faire abstraction de tout ce qui pouvait se passer sur les quatre premiers tours, et puis de faire un beau dernier tir, parce que c’est en général déterminant pour les résultats à la fin», a analysé après la course Lou Jeanmonnot. «Et c’est là où je ne suis pas hyper-contente, parce que tout est nickel à part ce dernier tir», a glissé la Jurassienne de 27 ans.
Remarquable dans sa gestion de l’effort, elle a franchi la ligne d’arrivée en levant les bras, pour sa troisième victoire de l’hiver (son sixième podium).
«Je suis vraiment contente de la confiance qui vient petit à petit. J’ai eu du mal avec la coupure (entre Le Grand-Bornand et Oberhof à cheval entre 2025 et 2026) et il fallait se remettre dedans. Mais du coup je suis contente, parce que ça revient bien. Je suis confiante pour la semaine prochaine», a-t-elle apprécié.