Sous la bannière de l’OGBL, plus de 200 salariés ont manifesté à Niederanven devant la société Dussmann Service, la plus grande entreprise de nettoyage au Luxembourg, avec un effectif de 1 700 femmes de ménage et laveurs de carreaux.
Le bras de fer dure depuis de longues années. Et le jugement en faveur des salariés du secteur du nettoyage n’est pas vraiment venu changer la donne. Le patronat reste en effet très réticent à accorder le salaire social minimum qualifié aux salariés qui travaillent depuis au moins dix ans dans le secteur.
Après une légère accalmie sur le front syndical, l’OGBL a relancé la mobilisation, mardi, pour protester avec «fermeté» contre les «atteintes récurrentes aux droits syndicaux» des salariés concernés. Dans le viseur se trouve un des acteurs majeurs du secteur du nettoyage au Luxembourg, Dussmann Service.
« Il s’agit d’une affaire malpropre », s’est offusquée mardi à Niederanven Estelle Winter, secrétaire syndicale de l’OGBL qui, employée chez Dussmann Service, continue à se voir refuser le bâtiment de son employeur. La secrétaire syndicale ne peut également pas participer aux réunions du comité mixte.
Les reproches de la direction, qui dénonce des propos diffamatoires de la part de la secrétaire syndicale, sont réfutés par l’OGBL, qui envisage un recours judiciaire.
Le Quotidien