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L’Union syndicale et le ministre du Travail ont fixé un agenda


La délégation était menée par les coprésidents Nora Back et Patrick Dury. (Photo : archives lq)

On en sait un peu plus sur la réunion qui s’est tenue entre la délégation de l’Union des syndicats OGBL-LCGB et le nouveau ministre du Travail, Marc Spautz, le 7 janvier.

«Après deux années marquées par un conflit social d’ampleur», rappelle l’Union des syndicats OGBL-LCGB ce vendredi matin, par voie de communiqué, «la nomination de Marc Spautz au poste de ministre du Travail pourrait (…) constituer une opportunité pour prendre un nouveau départ».

Une délégation menée par les coprésidents Nora Back et Patrick Dury a rencontré le ministre le 7 janvier pour un premier tour de table sur les dossiers sociaux «d’actualité sociale et du travail». L’idée des syndicats était de repartir sur des bases plus stables après des «attaques injustifiées contre les conventions collectives» et la «notion de représentativité syndicale».

Lors de la rencontre avec le ministre, de nombreux dossiers ont été abordés, dont l’organisation du temps de travail. Mais aussi la directive européenne relative aux salaires minimaux adéquats dans l’UE et le plan d’action visant à atteindre un taux de couverture de conventions collectives d’au moins 80% – «objectif que l’Union des syndicats OGBL-LCGB considère comme central pour le renforcement du modèle social».

En discussion aussi, la transposition de la directive européenne sur le travail de plateforme et la nécessité d’une réforme de la législation relative aux plans de maintien dans l’emploi et aux plans sociaux afin de mieux protéger les salariés concernés.

«Dans un cadre bilatéral et non tripartite»

La rencontre a également abordé des dossiers d’entreprises, «en particulier celui d’ArcelorMittal Luxembourg» et «le dossier Liberty Steel» ainsi que l’état du dialogue social, l’avenir du Comité permanent du travail et de l’emploi (CPTE) et les élections sociales.

À l’issue de ce premier contact, un agenda de réunions sur ces thèmes a déjà été fixé. Ces réunions se tiendront d’abord «dans un cadre bilatéral et non tripartite».

Le communiqué insiste enfin sur un sujet institutionnel : la place des syndicats «nationalement représentatifs» au CPTE. La présence de la CGFP y «soulève la question» de la participation de l’OGBL et du LCGB aux négociations de la fonction publique, notamment sur l’«accord salarial», au nom de «l’égalité de traitement et de transparence».

À défaut, l’intersyndicale demande «une réforme du cadre légal du CPTE», faute de quoi la «crédibilité» de l’organe serait mise en cause.

Enfin, l’Union des syndicats OGBL-LCGB dit rester attentive aux «actes concrets» qui suivront et réaffirme viser «un dialogue social réel, respectueux et équilibré». La balle est dans le camp du ministre.

 

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