Le gouvernement a fait le point ce vendredi sur les avancées des constructions de logements abordables.
S’il est un besoin élémentaire qui fait défaut au Luxembourg, c’est bien celui du logement. Se loger est devenu un problème majeur et encore plus à un prix abordable. Pour pallier ce dernier point, le Premier ministre avait annoncé la création de projets pilotes lors de son discours sur l’état de la Nation en 2024.
Oui mais voilà : ces projets censés accélérer la production de logements abordables avancent prudemment, très prudemment. Dans une réponse à la question parlementaire des députés LSAP Mars Di Bartolomeo et Yves Cruchten, le ministre du Logement, Claude Meisch, fait le point sur deux modèles de partenariat public-privé – critiqués par ailleurs par l’opposition.
Le premier modèle, rappelle le ministre, est la location, par des promoteurs publics, de logements construits par le privé sur des terrains privés. Un appel à projets pilotes a été lancé le 6 juin 2025. Mais, «à ce stade, un seul dossier complet a été introduit», actuellement «en cours d’analyse». Le ministre précise qu’«aucun accord de principe, convention ou engagement contractuel n’a toutefois été conclu à ce jour».
Le deuxième modèle élaboré fonctionne différemment : la construction de logements abordables est encore une fois confiée au privé, mais sur des terrains publics. Là encore, ils sont destinés ensuite à être cédés à des promoteurs publics.
Deux terrains avaient été identifiés pour démarrer, mais leur développement s’est révélé «plus complexe que prévu». La faute à des contraintes de planification, de viabilisation et de procédures administratives, précise Claude Meisch. Si bien qu’«à l’heure actuelle, aucun projet n’est donc encore engagé».
Le ministère indique poursuivre l’analyse pour identifier d’autres opportunités foncières, avec une attention particulière pour «des terrains déjà viabilisés» dans des périmètres de type PAP QE (quartier existant), afin de pouvoir lancer un appel public «dans des délais rapprochés». Il est vrai que le temps presse.