D’après une enquête du syndicat réalisée en 2025, plus de 70 % des agents estimaient que «la communication sur leur lieu de travail n’était pas toujours respectueuse».
Le harcèlement moral est-il monnaie courante dans la fonction publique ? C’est ce que dénonce l’OGBL, ce mercredi, dans un communiqué. D’après le syndicat, depuis plusieurs années, des agents du secteur public sont «victimes de harcèlement moral ou de comportements abusifs de la part de leur hiérarchie». Problème, ils restent aussi dépendants de leur ministère de tutelle.
«Cette dépendance pose un problème structurel évident : lorsqu’aucune volonté d’agir n’existe à ce niveau, la situation reste souvent bloquée et aucune avancée concrète n’a lieu. L’affaire est étouffée», déplore le syndicat. Une situation qui dure, selon lui, depuis plusieurs années. En novembre 2025, l’OGBL avait réalisé deux enquêtes qui confirmaient cette situation. L’une d’entre elles révélait que plus de 70 % des agents de la fonction publique estimaient sur la communication sur leur lieu de travail n’était pas toujours respectueuse. Les faits dénoncés provenaient, par ailleurs, plus souvent «de supérieurs hiérarchiques que d’autres catégories d’agents».
Dans son communiqué, l’OGBL explique que les «remontées de terrain font état d’une dégradation alarmante de la santé au travail et d’un climat de souffrance psychique généralisé. Trop souvent, les agents ayant dû s’absenter pour raison de santé sont contraints de réintégrer un environnement de travail resté identique». Le syndicat rappelle que la fonction publique n’a pas la possibilité de saisir l’Inspection du travail et des mines (ITM) en cas de harcèlement moral. Seuls les salariés du privé le peuvent.
Cadre légal clair, mise en place d’une structure indépendante, protection effective des agents, formation obligatoire des cadre dirigeants figurent parmi les revendications du syndicat. Pour lui, «c’est au Parlement de prendre ses responsabilités».