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La voie de covoiturage de l’A3, un an après


La voie de covoiturage a été inaugurée le 21 mars 2025. (Photo : archives editpress/julien garroy)

Le nouveau tronçon de l’A3 à 2×3 voies, reliant l’aire de Berchem à la Croix de Gasperich, et sa voie de covoiturage ont déjà fait beaucoup parler. Sans doute les automobilistes passant par là depuis mars dernier se sont-ils posé la question de son efficacité sur le trafic. Ils ne sont pas les seuls.

Près d’un an après sa mise en fonction, les députés LSAP Mars Di Bartolomeo et Yves Cruchten souhaitaient des réponses précises sur l’efficacité, mais aussi le contrôle, la compréhension par les usagers et les perspectives d’évolution des règles de covoiturage et de vitesse variable sur l’A3. La ministre de la Mobilité, Uriko Backes, leur a répondu ce mercredi.

La ministre a commencé par souligner une amélioration de la fluidité du trafic. Puis elle a rappelé que les contrôles existent déjà, maisque  leur portée reste difficile à évaluer. «La police grand-ducale effectue quotidiennement des patrouilles sur l’A3 à titre préventif. Il n’est cependant pas possible de quantifier les contrôles ne donnant pas lieu à des avertissements taxés», indique-t-elle.

Selon les données recueillies, le dispositif aurait néanmoins un effet positif sur la circulation. «Une harmonisation des vitesses sur le tronçon concerné a pu être constatée, contribuant ainsi à une meilleure fluidité du trafic», affirme Yuriko Backes. Cette analyse repose sur les relevés du système CITA, qui collecte en continu des informations avec des caméras et capteurs, une méthode jugée «plus rapide, moins coûteuse et moins perturbatrice» qu’un sondage auprès des automobilistes.

Idem en dehors des heures de pointe

Pour renforcer le respect des règles, des radars spécifiques devraient entrer en fonction dans les prochains mois. «Les radars sur l’A3 seront encore mis en service au cours de l’année 2026», précise la ministre, tout en rappelant que leur déploiement dépend de la finalisation des portiques de signalisation.

En parallèle, de nouveaux panneaux à messages variables seront installés afin de mieux informer les conducteurs. Ces équipements «permettront d’informer clairement, efficacement et en temps réel les usagers de la route».

Le gouvernement n’envisage pas, à ce stade, d’ouvrir largement la voie de covoiturage en dehors des heures de pointe. La ministre rappelle qu’elle «a précisément été conçue pour offrir une alternative performante lors des périodes de forte congestion». Une ouverture reste toutefois possible «en cas d’incidents exceptionnels», afin de garantir la fluidité et la sécurité.

Enfin, une extension du dispositif vers la frontière belge est bien à l’étude, mais sans échéance précise. «Ce projet est actuellement en phase d’étude. Il n’est, à ce stade, pas possible de communiquer une date approximative», conclut Yuriko Backes.

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