L’Union des syndicats OGBL-LCGB a adressé une nouvelle lettre au Premier ministre, Luc Frieden, pour se plaindre sur la forme et sur le fond du dialogue social mené dans certains dossiers.
Nos confrères de RTL ont obtenu une copie du courrier daté du 9 février.
«L’Union des syndicats doit constater que ces deux dernières années ont été largement perdues, la manière dont le gouvernement a voulu transposer la directive européenne relative à des salaires minimums adéquats dans l’Union européenne et plus particulièrement le projet du plan d’action national pour promouvoir la négociation collective ont conduit à un conflit social majeur (…)», déplorent les coprésidents Nora Back et Patrick Dury.
«L’état des choses est tel que de nombreuses améliorations tardent à voir le jour, dont justement l’augmentation du salaire social minimum à un niveau de vie décent ou effectivement la transposition de la directive européenne sur les travailleurs de plateforme (…).» D’autres mesures n’auraient «pas été abordées malgré une urgence avérée».
Trois revendications sont avancées : le renforcement des outils du maintien dans l’emploi, la refonte de la législation sur le reclassement et la garantie du principe de l’humain aux commandes dans le cadre du développement de l’IA.
L’Union des syndicats déplore une nouvelle fois «le changement de paradigme du gouvernement du »consulter et décide »» qui aurait «mis fin au modèle tripartie qui a permis à notre économie, aux entreprises et aux salariés de surmonter les crises successives des dernières décennies».
La date de cette lettre a de quoi étonner, car le dialogue social venait de repartir sur une nouvelle base avec le ministre du Travail, Marc Spautz, venu succéder en décembre au très contesté Georges Mischo.