Délogés de certains secteurs, les sangliers continuent de prendre leurs quartiers, à Freyming-Merlebach comme ailleurs dans l’est de la Moselle.
Les sangliers s’invitent partout en ville, du côté des rues de Toul et de Savoie, mais aussi dans d’autres secteurs de Freyming-Merlebach, du côté de la rue Jeanne-d’Arc notamment. Un petit quartier pavillonnaire, bordé de forêt, et proche de l’Ehpad du Bois des Oiseleurs. Michèle Nicolas et son voisin, Gilles Siegmann, constatent la recrudescence de la venue des suidés sur leurs terrains.
Un phénomène qui prend de l’ampleur
«C’est un phénomène que nous connaissons depuis quelques années, mais il prend de l’ampleur depuis le mois de janvier», confie Michèle Nicolas. Gilles Siegmann fait le même constat. «Ce qui me surprend le plus, c’est qu’ils prennent de plus en plus d’assurance.» Les sangliers labourent les terrains tout autour de leurs maisons. «J’ai un chien qui les repère de loin, mais il ne les effraie pas. Même quand nous rentrons, en voiture, les sangliers se contentent de quitter les terrains avant de revenir…» En passant par une route très fréquentée. «Je suis surpris qu’il n’y ait pas eu plus d’accidents…» Il a même repéré l’une de leurs tanières, juste en face de sa maison sur le talus qui donne sur l’Ehpad du Bois des Oiseleurs.
L’inquiétude reste présente, «parce qu’on ne sait pas ce qui peut se passer si on rentre le soir, et que l’on croise les sangliers et les petits que les adultes voudront défendre». Une crainte qui concerne non seulement les familles et les enfants, mais aussi leurs animaux. Difficile toutefois d’organiser une battue comme cela a été le cas dans les deux autres secteurs, avec un secteur bordé de routes, mais ça n’est semble-t-il pas exclu.