Ces nouveaux amendements visent à équilibrer la réinsertion des détenus et la surveillance accrue des établissements.
Depuis ce mardi, les amendements portant sur la réforme de l’administration pénitentiaire sont entrés en vigueur. Parmi les nouvelles dispositions, un service criminologique chargé de l’évaluation des personnes incarcérées est institué. Il aura pour mission principale «d’analyser le risque de récidive et la dangerosité» d’un détenu, le but étant de mieux adapter les interventions et les mesures de prise en charge.
Dans le cadre de cette réforme, plusieurs règles applicables aux détenus vont être modifiées. Les dispositions relatives aux fouilles, au travail pénitentiaire ou au régime cellulaire vont évoluer. «Ces adaptations visent à renforcer les droits et les devoirs des personnes détenues, dans une approche équilibrée entre sécurité, réinsertion et respect de la dignité humaine», explique l’administration pénitentiaire dans son communiqué.
Par ailleurs, la lutte contre l’introduction et la circulation des stupéfiants est renforcée. Un changement qui n’est pas sans rappeler l’affaire révélée lundi par le parquet, concernant l’implication d’un agent pénitentiaire dans un trafic. L’administration précise également que l’amendement prévoit la possibilité, à titre exceptionnel, de «contrôler certains courriers officiels si ceux-ci sont utilisés de manière abusive pour introduire des substances illicites». Des chiens de détection seront également mobilisés.