Réunis à Cracovie, la France, l’Allemagne, l’Italie, la Pologne et le Royaume-Uni ont affirmé qu’aucun accord de paix entre Kiev et Moscou ne saurait être conclu sans « robustes » garanties de sécurité pour l’Ukraine.
Tout accord de paix entre l’Ukraine et la Russie doit être assorti de «robustes» garanties de sécurité pour Kiev, ont estimé vendredi la France, l’Allemagne, l’Italie, la Pologne et le Royaume-Uni.
«Assurer la souveraineté et la sécurité à long terme de l’Ukraine doit être partie intégrante d’un accord de paix, et tout règlement doit être adossé à de robustes garanties de sécurité pour l’Ukraine», ont indiqué dans une déclaration conjointe les ministres et vice-ministres de la Défense de ces pays réunis à Cracovie, dans le sud de la Pologne.
A cet égard, «des forces armées ukrainiennes fortes constituent la première garantie de sécurité pour une Ukraine en paix». Le ministre ukrainien, Mykhaïlo Fedorov, a participé à la réunion par visioconférence.
A Cracovie, la ministre française, Catherine Vautrin, a rappelé lors d’une conférence de presse que la sécurité du continent européen dépendait de «l’établissement d’une paix durable fondée sur le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de l’Ukraine». «Un cessez le feu, un accord de paix, ne doit jamais être le prélude à une nouvelle agression», a-t-elle dit.
Bientôt quatre ans après l’invasion à grande échelle de l’Ukraine par la Russie, de nouveaux pourparlers se sont tenus cette semaine entre La Russie, l’Ukraine et les Etats-Unis, qualifiés de «difficiles» par Moscou comme par Kiev, et se sont achevées sans percée tangible.
«Nous sommes profondément convaincus que seuls une pression maximale exercée par les sanctions, les mesures contre la flotte fantôme [russe] et les succès ukrainiens sur le champ de bataille peuvent convaincre Poutine de faire marche arrière», a déclaré le ministre allemand, Boris Pistorius. Les cinq pays réunis à Cracovie font partie de la «coalition des volontaires», les alliés essentiellement européens de Kiev.
Outre une batterie de garanties juridiques et politiques à apporter à l’Ukraine, certains sont disposés à participer à une force multinationale une fois un cessez-le-feu en vigueur, à des fins de dissuasion face au risque de nouvelles attaques russes.
Dans un entretien à l’AFP jeudi, le ministre polonais de la Défense a fait savoir que son pays n’enverrait pas de soldats en Ukraine, se concentrant sur le soutien logistique aux opérations de cette force. Le président français Emmanuel Macron a au contraire indiqué que «plusieurs milliers» de soldats français pourraient participer à ce qu’il appelle «une force de réassurance».