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Six pays, dont la France, se disent « prêts à contribuer » à sécuriser le détroit d’Ormuz


La quasi-paralysie a entraîné une forte hausse du prix des hydrocarbures. (Photo : afp)

Six pays se sont dit jeudi « prêts à contribuer » aux efforts pour sécuriser la navigation dans le détroit d’Ormuz, la France, l’Allemagne et l’Italie précisant que cela ne pourrait se faire qu’après que les armes se sont tues.

La France, le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas et le Japon ont condamné jeudi les attaques iraniennes sur des infrastructures civiles énergétiques dans le Golfe et ont dit être prêts à protéger le passage des bateaux dans le détroit crucial pour les hydrocarbures.Ces six pays ont demandé un « moratoire immédiat » sur « les attaques contre les infrastructures civiles, notamment les installations pétrolières et gazières » dans le Golfe, dans un communiqué conjoint, publié après les frappes iraniennes sur le site gazier de Ras Laffan au Qatar, deuxième exportateur mondial de gaz naturel liquéfié (GNL).

« Nous condamnons dans les termes les plus fermes les récentes attaques menées par l’Iran contre des navires commerciaux non armés dans le Golfe, les attaques contre les infrastructures civiles, notamment les installations pétrolières et gazières, et la fermeture de facto du détroit d’Ormuz par les forces iraniennes », ajoutent les six pays.

Ils affirment également être « prêts à contribuer aux efforts nécessaires pour garantir la sécurité du passage dans le détroit ».

Emmanuel Macron a évoqué jeudi la possibilité d’un « cadre onusien » pour une future mission, à l’issue d’un sommet européen à Bruxelles.

Le président français a réaffirmé que « la France était prête, avec d’autres nations, à prendre la responsabilité d’un système d’escorte de navires dans le détroit, dans le cadre d’une mission qui n’a pas vocation à être une action de vive force ».

« En revanche, nous ne participerons à aucune ouverture de force du détroit dans le contexte des opérations de guerre et des bombardements en cours » au Moyen-Orient, a-t-il insisté.

Le Royaume-Uni avait indiqué mardi travailler à un plan avec certains de ses partenaires en Europe, dans le Golfe, ainsi qu’avec les Etats-Unis, pour rétablir la circulation maritime dans le détroit.

Le ministre allemand de la Défense Boris Pistorius a toutefois précisé jeudi que toute implication de son pays dans le détroit « dépendrait de la situation après un cessez-le-feu » et nécessiterait un mandat international et un feu vert du Bundestag.

Son homologue italien Guido Crosetto a aussi insisté sur le fait qu’il n’y aurait « aucune mission de guerre, aucune entrée dans le détroit d’Ormuz sans trêve et sans initiative multilatérale ».

Le président américain Donald Trump avait appelé dimanche ses alliés ainsi que la Chine à fournir leur assistance pour rouvrir le détroit d’Ormuz. Mais il a essuyé des refus successifs qui ont provoqué sa colère.

La quasi-paralysie par Téhéran du détroit, par où transite en temps normal un cinquième de la production de pétrole mondiale mais aussi du gaz naturel liquéfié, a entraîné une forte hausse du prix des hydrocarbures, avec un impact économique mondial.

Dans leur communiqué, les six pays affirment qu’ils prendront « d’autres mesures pour stabiliser les marchés de l’énergie, notamment en collaborant avec certains pays producteurs afin d’accroître leur production », sans donner davantage de précision.

Ces derniers jours, l’Iran a autorisé le passage de quelques navires de pays qu’il considère comme alliés, tout en avertissant qu’il bloquerait ceux des pays jugés hostiles.

Une réunion de crise de l’Organisation maritime internationale (OMI) s’est déroulée mercredi et jeudi à Londres.

Elle a réclamé la création d’un couloir maritime pour évacuer les navires bloqués dans le Golfe dans une déclaration adoptée par ses Etats membres.

Quelque 20 000 marins sont actuellement bloqués dans le détroit d’Ormuz sur environ 3 200 navires.

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