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Norvège : des femmes aux « trois postes les plus lourds » du gouvernement


La Première Ministre norvégienne Erna Solberg (à g.) avec la nouvelle ministre des affaires européennes, Marit Berger Rosland (2e à g.), le ministre de la Défense, Frank Bakke-Jensen et la ministre des affaires étrangères Ine Eriksen Soreide (Photo : AFP)

La Première ministre norvégienne Erna Solberg a annoncé vendredi un remaniement ministériel qui voit désormais des femmes occuper ce que les médias norvégiens décrivent comme « les trois postes les plus lourds » du gouvernement.

La ministre de la Défense sortante, Ine Eriksen Søreide, a été nommée à la tête de la diplomatie norvégienne à la place de son collègue masculin, Børge Brende, qui va prendre la présidence du Forum économique mondial (WEF).

Âgée de 41 ans, Mme Søreide est la première femme à prendre les rênes de la diplomatie du pays nordique, membre de l’Otan. Elle rejoint Mme Solberg et la ministre de l’Économie et des Finances Siv Jensen dans le trio de « postes les plus lourds » du gouvernement de droite, selon l’expression des médias norvégiens.

« Nous ne sommes pas les premiers au monde mais c’est une page de l’Histoire de la nation norvégienne qui s’écrit », a noté Mme Solberg lors d’une conférence de presse. Les Philippines, la Suisse et le Liberia ont déjà connu ce cas de figure, a-t-elle précisé.

En pointe sur les questions d’égalité

Comme les autres pays scandinaves, la Norvège est en pointe sur les questions d’égalité: dès 1986, le gouvernement de la travailliste Gro Harlem Brundtland comptait presque autant de femmes que d’hommes (huit sur 18).

Mme Solberg a aussi annoncé la nomination au ministère de la Défense de Frank Bakke-Jensen, jusqu’alors ministre des Affaires européennes, un portefeuille confié à une nouvelle-venue, Marit Berger Røsland.

Au pouvoir depuis 2013, la droite a remporté de justesse les élections législatives du 11 septembre. Selon les médias norvégiens, un nouveau remaniement pourrait avoir lieu d’ici la fin de l’année si le parti libéral, petite formation de centre droit, décide d’intégrer l’actuelle coalition regroupant les conservateurs et la droite anti-immigration, minoritaires au Parlement.

Le Quotidien / AFP

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