Le commissaire européen chargé de l’énergie, Dan Jorgensen, a recommandé mardi aux États qui en ont les moyens de baisser les taxes sur l’énergie, en particulier de l’électricité, pour compenser la hausse des prix liée à la guerre au Moyen-Orient.
«Si vous avez la possibilité de baisser les taxes sur l’énergie, en particulier sur l’électricité, il y a un potentiel énorme», a déclaré Dan Jorgensen lors d’une conférence de presse au Parlement européen à Strasbourg.
Ce responsable a évoqué une potentielle réduction de la facture des consommateurs à hauteur de 200 euros par an en moyenne.
Selon Bruxelles, les taxes et prélèvements sur l’électricité représentent environ 25 % du prix pour les ménages et 15 % du prix pour les entreprises.
Quelles sont les options face à la flambée de l’énergie ?
«Il doit s’agir de mesures temporaires et ciblées, il n’est donc pas question de modifier fondamentalement la structure de fixation des prix» en Europe, ni «la tarification du carbone», a dit M. Jorgensen, malgré la pression d’une partie de l’industrie et de pays comme l’Italie.
Avec la guerre au Moyen-Orient, l’UE surveille «de très près la situation afin de déterminer si des mesures d’urgence doivent être prises», a souligné le commissaire européen, en évoquant la discussion en cours avec l’Agence internationale de l’énergie (AIE) sur le recours éventuel aux stocks stratégiques de pétrole.
Il n’y a pas de problème d’approvisionnement en Europe à ce stade, mais la situation est différente dans d’autres régions du monde, a-t-il estimé.
«Nous sommes également très conscients que cette situation évolue très rapidement et qu’il y a aussi une question de prix que nous devons prendre très au sérieux», a-t-il ajouté.