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Les moyens militaires français déployés au Moyen-Orient


Emmanuel Macron s'est exprimé ce soir à 20 h à la télévision. (Photo : afp)

Le président français Emmanuel Macron a annoncé mardi le déploiement de moyens militaires supplémentaires, dont le porte-avions Charles De Gaulle et son escorte, pour aider à la protection de ses alliés confrontés aux conséquences de la guerre au Moyen-Orient.

Le navire amiral de la flotte française, qui vient de faire escale à Malmö en Suède, interrompt son déploiement prévu en Atlantique Nord pour « faire route vers la Méditerranée », a annoncé le chef de l’État français.

Le navire devrait mettre une dizaine de jours pour rallier la Méditerranée orientale. De là, la vingtaine d’avions de combat Rafale à son bord ainsi que ses deux avions-radars Hawkeye pourront concourir à la sécurisation du ciel.

« Le canal de Suez, la mer Rouge sont aussi sous tension et menacés. Nous sommes à l’initiative pour bâtir une coalition afin de réunir les moyens, y compris militaires, pour reprendre et sécuriser le trafic dans ces voies maritimes essentielles à l’économie mondiale », a affirmé Emmanuel Macron, sans préciser si le porte-avions y participerait.

Le navire est escorté de plusieurs frégates dotées de missiles Aster de défense aérienne, ainsi que d’un sous-marin d’attaque capable de recueillir du renseignement.

La frégate multimissions Languedoc arrivera par ailleurs « dès ce soir » à Chypre, selon le chef de l’État. La base britannique d’Akrotiri a été visée par des drones tirés du Liban voisin, « très probablement » par le Hezbollah, allié historique de l’Iran au Moyen-Orient, selon une source gouvernementale chypriote.

La Languedoc avait déjà eu à abattre avec ses missiles Aster des drones tirés du Yémen par les rebelles houthis contre les navires transitant en mer Rouge en décembre 2023.

La Grèce a elle aussi déployé deux frégates et des avions F-16 à Chypre.

Outre Chypre, membre de l’Union européenne, la France est liée par des accords de défense avec le Qatar, le Koweït et les Émirats et des « engagements solides avec la Jordanie et l’Irak, et notamment là-bas nos alliés kurdes », a rappelé Emmanuel Macron.

Plusieurs drones ont été abattus par les forces françaises « en légitime défense (…) dès les premières heures du conflit pour défendre l’espace aérien de nos alliés », selon lui.

« En plus des moyens déjà présents, des Rafale, des systèmes de défense anti-aérienne et des radars aéroportés (des avions Awacs, ndlr) ont été déployés ces dernières heures » dans la région, a-t-il indiqué sans plus de précisions.

La France dispose d’intérêts militaires dans la région. Outre la présence de 700 militaires français, membres de la Force intérimaire de l’ONU (Finul) déployée dans le sud du Liban, Paris déploie 900 militaires sur trois bases (aérienne, navale et terrestre) aux Émirats. Elle y stationne notamment plusieurs avions de combat Rafale ainsi que des chars Leclerc et des canons Caesar.

Deux d’entre elles ont subi des « frappes limitées, ayant causé des dégâts matériels » depuis le début du conflit, selon lui.

Une attaque de drones iraniens a notamment touché dimanche un hangar d’une base navale abritant des forces françaises à Abou Dhabi, mitoyenne d’une base émirienne.

La France déploie également plusieurs avions de combat en Jordanie dans le cadre de la coalition internationale antijihadiste Inherent Resolve, à travers l’opération Chammal.

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