Le ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a demandé que l’armée israélienne cesse ses bombardements sur la capitale libanaise.
«Cela doit cesser.» Le ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a dénoncé le pilonnage de Beyrouth par l’armée israélienne dont il a été témoin mercredi, à l’occasion d’une visite de soutien aux plus hauts responsables politiques libanais. «Nous étions à l’ambassade avec ma délégation, à quelques centaines de mètres seulement de l’endroit où les missiles ont frappé. Cela doit cesser. Le cessez-le-feu entre les États-Unis, Israël et l’Iran doit inclure le Liban!», a écrit Maxime Prévot sur le réseau X.
Il a accusé Israël d’avoir lancé sur le Liban, «sans aucun avertissement préalable, l’une des frappes les plus massives depuis le début des hostilités» le 28 février entre les États-Unis et Israël, d’une part, l’Iran et le mouvement islamiste libanais Hezbollah, d’autre part. Ces frappes mercredi en début d’après-midi ont provoqué des scènes de panique dans la capitale libanaise, selon des journalistes de l’AFP.Les autorités libanaises ont déploré «des dizaines de morts et des centaines de blessés» dans le pays, l’armée israélienne ayant pris pour cibles des postes de commandement et infrastructures militaires du Hezbollah à travers tout le Liban.«Beyrouth ne peut pas devenir un nouveau Gaza», avait indiqué plus tôt Maxime Prévot en annonçant les différentes étapes de sa visite, incluant celle d’un refuge géré par la Croix-Rouge libanaise pour accueillir des centaines de civils déplacés. «L’avancée terrestre israélienne – couplée à la destruction systématique de villages, de ponts et d’infrastructures – dessine de facto une zone tampon qui menace la souveraineté du Liban», a-t-il dénoncé.
La Belgique va offrir plusieurs millions d’euros en solidarité avec le Liban, dans le cadre de mécanismes onusiens d’aide d’urgence.