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La patronne du Louvre demande l’installation d’un « commissariat de police au sein du musée »


(Photo : AFP)

La présidente-directrice du Louvre, Laurence des Cars, souhaite l’installation d’un « commissariat de police au sein du musée », a-t-elle dit mercredi au Sénat, trois jours après le spectaculaire cambriolage lors duquel des joyaux historiques ont été volés.

« Je souhaite solliciter le ministère de l’Intérieur pour étudier si l’installation d’un commissariat de police au sein du musée serait envisageable », a déclaré la responsable devant la commission de la culture du Sénat dans sa première déclaration publique depuis le vol de dimanche, qui a provoqué une intense polémique sur la protection des œuvres du Louvre.

Parmi les autres mesures de sécurité envisagées « à court terme », Mme des Cars a cité « la sécurisation des abords immédiats du Louvre, en particulier de la chaussée ».

« Je pense par exemple à des dispositifs de mise à distance », pour empêcher « que des véhicules ne se garent » à côté du musée, a-t-elle développé.

Interrogée sur le fait de savoir si « toutes les alarmes » avaient fonctionné, elle a répondu: « absolument ».

« Les vidéos (de surveillance) ont fonctionné à l’intérieur », a-t-elle poursuivi.

Relancée sur la surveillance extérieure par vidéo, elle a répondu: « C’est là notre notre faiblesse ».

« Nous n’avons pas repéré suffisamment à l’avance l’arrivée des voleurs », a-t-elle concédé. « Les faiblesses de notre protection périmétrique sont connues et identifiées », a affirmé Mme des Cars.

À plus long terme, la responsable a évoqué les mesures prévues dans le plan de sécurisation du musée ou « schéma directeur des équipements de sûreté », avec notamment un doublement du « nombre de caméras sur les 37 hectares du domaine du Louvre », et une modernisation du « système de vidéoprotection et de détection des intrusions ».

Elle a assuré aux sénateurs qu’il n’y avait « pas de retard » dans la mise en place de ce plan.

« Je m’inscris en faux sur les éléments qui sont dans le pré-rapport de la Cour des comptes », a-t-elle indiqué.

La Cour des comptes, qui s’est penchée sur la période comprise entre 2019 et 2024, parle d’un « retard persistant » dans ce domaine.

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