Fragilisé par les intempéries meurtrières qui ont conduit à la démission de sa ministre de l’Intérieur, le gouvernement portugais devra rendre des comptes au Parlement ce vendredi.
Face aux critiques sur la gestion des intempéries meurtrières qui frappent le pays depuis deux semaines, la ministre de l’Intérieur, Maria Lucia Amaral, a démissionné mardi soir. Cette dernière estime ne plus disposer des conditions politiques pour exercer ses fonctions qui seront, temporairement, assurées par le Premier ministre Luis Montenegro.
Pour l’opposition, la démission de la ministre, déjà fragilisée par sa gestion des incendies qui ont frappé le pays l’été dernier, illustre l’incapacité du gouvernement à gérer des situations d’urgence. «C’est la preuve que le gouvernement a échoué dans sa réponse», a estimé le secrétaire général du Parti socialiste José Luis Carneiro, tandis que pour le dirigeant d’extrême droite André Ventura, le gouvernement s’est révélé «incapable de gérer les adversités».
Le gouvernement portugais devra justement s’expliquer ce vendredi devant le Parlement sur sa gestion de la catastrophe et la série de polémiques liées. Maria Lucia Amaral a notamment été visée pour son absence sur le terrain les premiers jours suivant la tempête Kristin, qui a fait cinq morts et de nombreux dégâts. Après le passage des dépressions Kristin, Leonardo et Marta, le Portugal restait en alerte mercredi face aux risques d’inondations et de crues en raison de fortes pluies prévues dans la journée.