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Défense : l’Espagne va coproduire avec l’Ukraine


Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez (à droite) rencontre le président ukrainien Volodymyr Zelensky au palais de la Moncloa à Madrid. (Photo : afp)

À la veille d’un sommet européen, le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, assure le soutien de Madrid à l’Ukraine.

«Rien ni personne ne nous fera oublier ce qui se passe en Ukraine», a assuré mercredi à Madrid le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, aux côtés du président ukrainien, Volodymyr Zelensky, en plein conflit au Moyen-Orient qui a en partie éclipsé l’invasion russe. Dans ce contexte, un nouveau cycle de négociations pour trouver une issue au conflit le plus sanglant en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale a été repoussé à plusieurs reprises et aucune nouvelle date n’a été fixée à ce stade.

«Nous allons continuer à vos côtés, comme nous l’avons toujours été, en tant qu’allié fidèle, loyal et fiable», a poursuivi Pedro Sánchez lors d’une conférence de presse commune, assurant Kiev du «soutien» de Madrid face à «l’agression cruelle, injustifiée et injuste» menée par l’armée russe depuis février 2022. Face aux journalistes, Pedro Sánchez a également annoncé que les deux pays allaient «travailler ensemble» pour «se lancer dans la coproduction, la cofabrication dans le domaine de l’industrie de défense», un projet «très important» sur lequel il n’a pas donné plus de détails.

Des projets d’intention ont été signés mercredi en présence des deux dirigeants. Le Premier ministre espagnol a également dit que l’aide à l’Ukraine se chiffrerait à «un milliard d’euros pour l’année 2026» pour que l’armée de Kiev puisse «se défendre».

Toujours pas d’accord des Vingt-Sept

Ce déplacement de Volodymyr Zelensky en Espagne, le quatrième depuis le début de l’invasion russe à grande échelle de l’Ukraine en février 2022, intervient à la veille d’un important sommet européen, alors que le prêt de 90 milliards d’euros de Bruxelles à Kiev reste bloqué en raison du veto de la Hongrie.

«Nous comptons vraiment sur les pays et sur l’UE pour trouver des moyens de régler ce problème», a exhorté le président ukrainien, estimant ce blocage «absolument injuste» de la part de Budapest, qui, en échange, demande la réouverture de l’oléoduc Droujba, endommagé depuis fin janvier par une frappe russe mais censé fournir à la Hongrie et à la Slovaquie du pétrole russe via le territoire ukrainien. «Il n’y a pas d’alternative aux 90 milliards», a répété Volodymyr Zelensky, arguant qu’«il n’existe tout simplement pas d’autre option au renforcement de l’armée, donc cette question précise doit être réglée».

Les Vingt-Sept ne se sont également toujours pas mis d’accord sur un 20e paquet de sanctions contre la Russie pour limiter ses ressources financières utilisées pour son invasion. De son côté, Pedro Sánchez, aux côtés du «cher président» Zelensky, a rappelé que son gouvernement de gauche était «totalement favorable à l’élargissement de l’Union européenne à l’Ukraine».

La Russie occupe toujours près de 20 % du territoire ukrainien, après plus de quatre ans de combats et de bombardements meurtriers qui ont ravagé de vastes zones, surtout dans l’est de l’Ukraine. Volodymyr Zelensky a échangé en fin d’après-midi avec le roi Felipe VI au palais de la Zarzuela.

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