Les journalistes de CNN, MS NOW et Politico ont de nouveau été admis à la Maison-Blanche jeudi à la mi-journée, en vertu d’une décision de justice ordonnant le rétablissement de l’accès de ces trois médias, six jours après sa révocation par Donald Trump.
Les deux chaînes et le média en ligne avaient auparavant réclamé une audience judiciaire en urgence pour contraindre la Maison-Blanche à respecter cette décision d’un magistrat fédéral de Washington, Timothy Kelly, accusant le gouvernement de la violer en refoulant en début de matinée leurs journalistes.
Le juge Kelly, qui avait ordonné tôt jeudi le rétablissement de leur accès à la Maison-Blanche, avait donné au gouvernement jusqu’à 12 h 30 locales pour répondre à cette demande. Mais la Maison-Blanche s’est exécutée avant cette échéance.
Le magistrat a conclu dans sa décision que les droits des journalistes n’avaient pas été respectés, cette sanction leur ayant été infligée sans préavis. Il a balayé les arguments de sécurité nationale invoqués par le gouvernement. En conséquence, le juge a exigé que le gouvernement restitue immédiatement aux journalistes leurs badges d’accréditation jusqu’à nouvel ordre ou à l’expiration de son ordonnance d’une durée de deux semaines.
L’éviction de CNN a amené les quatre autres membres du «pool» télévisé de la Maison-Blanche – CBS, ABC, NBC et Fox – à décider de cesser leur participation à ce dispositif crucial, dans une manifestation de solidarité inédite.
Le ministère de la Justice revendique le droit pour le président des États-Unis d’interdire aux médias l’accès à certaines zones de la Maison-Blanche, à sa seule discrétion «L’accès à la Maison-Blanche est un privilège, pas un droit», affirme-t-il.