Les prix des carburants pourraient baisser de «5 à 10 centimes» le litre «très rapidement», estime mercredi le président de l’Union française des industries pétrolières (Ufip), Olivier Gantois, après que les États-Unis et l’Iran se sont accordés pour un cessez-le-feu de deux semaines.
«Les marchés pétroliers ont réagi très rapidement» à cette annonce, avec une baisse du prix du pétrole brut «d’environ quinze dollars», qui pourrait se répercuter dans les stations-services d’ici «un ou deux jours», a estimé Olivier Gantois.
Cette projection est faite sous réserve que le cours du pétrole brut «se stabilise» autour de son niveau actuel, autour de 93 à 95 dollars le baril, rappelle le président de l’Ufip.
Ces cours du brut sont ensuite répercutés sur les marchés du carburant raffiné, comme celui de Rotterdam pour les stations-services européennes, explique Olivier Gantois.
«Les distributeurs, qui fixent chaque jour le prix des carburants qu’ils vendent, vont répercuter cette baisse sous un ou deux jours», prévoit-il.
Le gazole, le carburant le plus consommé en France, se vend mercredi en moyenne à 2,375 euros le litre en France, d’après un calcul sur les prix remontés par les stations-services à un site gouvernemental.
C’est 65 centimes le litre de plus que le 27 février, veille des premières frappes israélo-américaines sur l’Iran.
Le SP95-E10, l’essence la plus répandue, se vend en moyenne à 2,021 euros le litre, soit 30 centimes de plus que le 27 février.
Pour le PDG de Coopérative U, Dominique Schelcher, «il y aura des baisses de prix dans les stations dans les prochains jours», mais «il faut voir maintenant comment le marché va se stabiliser», a-t-il affirmé mercredi sur TF1.
Les États-Unis et l’Iran se sont accordés mardi pour un cessez-le-feu de deux semaines, un peu plus d’une heure avant l’expiration de l’ultimatum de Donald Trump, qui menaçait de détruire la République islamique.