Le nombre de signalements d’incidents explose, mais la gravité des faits, elle, reste stable.
Après l’agression mortelle d’un conducteur de train en Allemagne, le Luxembourg réfléchit-il à doter son personnel de transport d’outils de protection supplémentaires?
Telle est la question posée par le député pirate Marc Goergen à la ministre de la Mobilité, Yuriko Backes, et au ministre des Affaires intérieures, Léon Gloden.
Dans leur réponse, ils expliquent que depuis le covid, «si le nombre de signalements a subi une hausse ces dernières années, la gravité des incidents envers le personnel n’a pas augmenté».
Les deux ministres expliquent cette hausse par deux facteurs : «Une incitation constante du personnel à signaler chaque incident et la reprise du trafic passager.» En effet, en 2024 et 2025, le nombre de voyageurs a atteint un niveau record de 31,4 millions.
Les deux ministres ajoutent qu’une «baisse générale du respect envers le personnel des CFL» est observée «depuis quelques années».
«Le personnel de bord est régulièrement confronté à des comportements irrespectueux : tapage, consommation excessive d’alcool ou non-respect des consignes», poursuivent-ils.
Interrogés sur la pertinence d’équiper le personnel de bord de bodycams, les ministres notent que la loi limite actuellement leur usage aux policiers seulement.
«Lors de la rédaction de la loi, aucun autre acteur du service public n’avait exprimé de besoin (…). Le ministère suit toutefois avec intérêt l’utilisation des bodycams par les chemins de fer voisins et par la police grand-ducale», précisent Yuriko Backes et Léon Gloden.