Alors que le nombre de personnes atteintes de démence ne cesse d’augmenter au Luxembourg, l’Agence du Bénévolat, la Croix-Rouge luxembourgeoise et l’Info-Zenter Demenz lancent un appel aux bénévoles.
Face au vieillissement de la population et à l’augmentation du nombre de personnes atteintes de démence, l’Agence du Bénévolat lance un appel : il est urgent de renforcer le lien social.
Dans le cadre de la campagne «Schenk deng Zäit», une initiative menée en collaboration avec le Service Iris de la Croix-Rouge luxembourgeoise et l’Info-Zenter Demenz, de nouveaux bénévoles sont recherchés pour accompagner des personnes touchées par une démence débutante.
Au Luxembourg, plus de 9 200 personnes vivent aujourd’hui avec une démence. Un chiffre qui pourrait dépasser les 20 000 d’ici 2050.
Rare avant 70 ans, cette pathologie constitue la principale cause de dépendance après 80 ans et représente déjà le deuxième besoin de soins le plus important du régime luxembourgeois d’assurance dépendance.
Au-delà des enjeux médicaux, c’est surtout la question de l’isolement qui inquiète les acteurs de terrain.
Car une fois le diagnostic posé, nombreuses sont les personnes qui se replient sur elles-mêmes, par peur, par insécurité ou par honte. «Rester actif et maintenir des contacts sociaux sont pourtant des facteurs essentiels pour ralentir l’évolution de la maladie et préserver la qualité de vie», rappellent les partenaires du projet.
La présence régulière d’un bénévole peut alors faire toute la différence : une conversation, une promenade, un moment de partage suffisent parfois à rompre la solitude. Un sujet que nous avons déjà abordé il y a quelques semaines dans nos colonnes, à travers le témoignage de Mirella, 90 ans, et de la bénévole du service Iris, Ana.
Pour accompagner au mieux les personnes atteintes de démence, les bénévoles recrutés suivront une formation spécifique de 20 heures à partir d’avril.
Dispensée par le Service Iris et l’Info-Zenter Demenz, elle abordera notamment les bases de la démence, la gestion de comportements difficiles et l’importance de la communication, même lorsque le langage s’efface. Un stage pratique auprès d’un bénévole expérimenté viendra compléter ce parcours.
Les critères pour s’engager sont simples : être majeur, faire preuve de tolérance et d’empathie, et pouvoir consacrer quelques heures par semaine aux personnes atteintes de démence.
«Par leur engagement, les bénévoles apportent un soutien essentiel non seulement aux personnes concernées, mais aussi à leurs familles», soulignent les organisateurs.
Les personnes intéressées peuvent s’informer et s’inscrire via la plateforme benevolat.lu/demenz.