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Luxembourg : les mares, un pied-à-terre pour les oiseaux


Les mares sont creusées de sorte qu’il y ait un cortège de plantes progressif qui s’installe, comme ici à Biwer où la mare a été réalisée en 2018. (photo natur&ëmwelt)

La surface des mares au Grand-Duché a diminué de plus de 80 %. Un projet mené par natur&ëmwelt vise à redensifier le réseau de cet habitat indispensable pour de nombreuses espèces.

Il y a quelques semaines, juste avant les premières pluies, deux plans d'eau ont été creusés dans la zone humide du Dumontshaff, dans la vallée de l'Alzette. Deux mares d'une faible profondeur destinées à offrir un pied-à-terre aux oiseaux migrateurs qui peuvent désormais s'y arrêter pour se désaltérer et se nourrir, mais aussi à procurer un nouvel habitat aux insectes et batraciens menacés de disparition au sein de cette zone qui fait partie du réseau Natura 2 000. Une quinzaine de plans d'eau de ce type ont vu le jour grâce à natur&ëmwelt Fondation Hëllef fir d'Natur depuis le lancement en 2018 du projet de création de 50 mares en cinq ans, dans le cadre du plan national concernant la protection de la nature défini par le ministère du Développement durable. Forte urbanisation Le Luxembourg a en effet perdu en quelques décennies plus de 80 % de la surface de ses mares. Comme bien souvent, l'homme est le principal responsable de ces modifications du paysage grand-ducal. «Jusqu'au début du XXe siècle, les eaux stagnantes étaient très fréquentes dans le milieu agricole où elles servaient par exemple d'abreuvoir pour le bétail ou de réservoir d'eau en cas d'incendie. Avec l'installation de réseaux de ...

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