Ce mercredi 4 février se déroule la Journée mondiale contre le cancer.
«Comprendre plutôt que de stigmatiser.» La Fondation Cancer se mobilise pour changer les mentalités autour de cette maladie. «Le cancer n’est pas toujours visible ni pendant les traitements ni après leur fin – et cette invisibilité contribue encore trop souvent à l’incompréhension et à la stigmatisation», écrit-elle dans son communiqué.
Contrairement aux idées reçues, les personnes atteintes d’un cancer ne présentent pas toujours de signes extérieurs évidents. Certaines thérapies n’entraînent pas toujours de changements physiques immédiats perceptibles. Pourtant, les effets secondaires, comme la fatigue, les douleurs, les troubles cognitifs et l’anxiété peuvent marquer le quotidien du malade. «Pendant la phase de traitement déjà, cette invisibilité peut donner l’impression que la maladie est “moins grave” ou plus facile à supporter, ce qui est loin de la réalité», alerte la Fondation Cancer.
Après les traitements, les difficultés persistent également. Reprendre sa vie d’avant reste difficile. Les malades sont souvent confrontés à des attentes de retour rapide à la performance tant dans la sphère privée que dans la sphère professionnelle. «Même bien intentionnées, des phrases comme “Ça va aller” ou “Le pire est derrière toi” peuvent minimiser la douleur et les inquiétudes», explique Martine Risch, responsable du département psychosocial de la Fondation Cancer.