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Paul Watson sera l’invité de l’Institut européen d’Écologie à Metz


L’affiche de soutien à Paul Watson déployée à Metz durant sa captivité. (Photo : RL)

Lors de sa cérémonie des vœux, l’Institut européen d’Écologie a rappelé son intention de perpétuer l’héritage de Jean-Marie Pelt. Son président, Patrice Costa, en a profité pour annoncer la venue en mai à Metz du militant écologiste Paul Watson.

Quand Paul Watson a été arrêté en juillet 2024 au Groenland, suite à un mandat d’arrêt international émis par le Japon pour des soupçons de dommages et blessures à bord d’un navire baleinier nippon, l’Institut européen d’Écologie avait affiché son visage souriant jusqu’à sa libération, cinq mois plus tard.

En mai prochain, c’est pour de vrai que le militant écologiste, connu pour son combat contre la chasse aux baleines, sera sur le devant des projecteurs à Metz. Installé depuis une dizaine d’années en France, pays où il est très soutenu, ce Canado-américain sera l’invité exceptionnel, le 31 mai, de la 5e édition des Entretiens de la biodiversité qui reviennent à Metz du 28 au 31 mai.

Patrice Costa l’a annoncé lors de la cérémonie des vœux de l’Institut européen d’Écologie , qu’il préside, menée avec la Société française d’Ethnopharmacologie : «Il s’est toujours battu avec acharnement pour défendre la mer en tentant de voler au secours de ce peuple de cétacés victimes d’une chasse horrible et inutile.» Paul Watson sera accompagné de Lamya Essemlali, présidente de l’antenne française de son association, Sea Shepherd.

Une venue en lien avec le travail déjà réalisé par l’IEE sur les océans lors d’une opération menée avec le Lions Club. Elle avait consisté à poser des plaques portant la phrase «C’est ici que commence la mer», sur les regards des égouts : «Tous les déchets qui transitent par là finissent dans les fleuves et la mer.» Vivre en ville fertile sera le thème de ces entretiens. Il aurait évidemment plu à Jean-Marie Pelt, dont l’ombre a plané sur cette cérémonie. Patrice Costa y a fait maintes fois référence alors que les dix ans de sa mort ont été commémorés en octobre.

Un projet au Sénégal

D’autres moments forts attendent l’Institut en 2026. Depuis début janvier, il accueille la journaliste Zoé Neboit, en résidence auprès de l’Université de Lorraine, pour réaliser une enquête locale sur les forêts. L’artiste Audrey Petitlabrot présentera son bestiaire sauvage plus vrai que nature réalisé à l’aide de déchets au musée de la Cour d’Or. Cinémaplanète reviendra en novembre.

L’IEE va aussi prendre le large en 2026. Il va réaliser, avec Faune Flore Grand Est, un film sur les colonies d’oiseaux de mer qui se reproduisent sur les cordons dunaires du littoral du parc national du Siné Saloum, au Sénégal. L’IEE a en effet signé l’an dernier une convention avec l’association pour le développement et la préservation de l’environnement des îles du Saloum.

Dans le cadre du Livre à Metz, l’IEE accueillera aussi deux rencontres aux Récollets avec Constance Rivière pour son roman L’incendiaire , sur l’histoire tragique d’une lanceuse d’alerte dans une usine de produits chimiques. Et Vincent Message, auteur de La Folie Océan , sur les combats d’un jeune militant breton contre les chalutiers industriels. Deux autres jolis rendez-vous.

 

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