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Moselle : «Plus de prévention sur la sécurité avant la répression», demandent les professionnels de la nuit après l’incendie de Crans-Montana


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Si l’ensemble des professionnels des bars, cafés et discothèques estiment que la sécurité des clients et du personnel n’est pas négociable, ils appellent néanmoins les pouvoirs publics à plus de souplesse et de prévention. S. I. et G. I. - Aujourd'hui à 06:30 | mis à jour aujourd'hui à 13:44 - Temps de lecture : 4 min Digiteka PlaceHolder À notre connaissance, à Metz, une boîte de nuit et le sous-sol d’un bar à concerts font l’objet d’une fermeture administrative consécutive à une visite de la commission de sécurité. Photo d’illustration Pascal Brocard À notre connaissance, à Metz, une boîte de nuit et le sous-sol d’un bar à concerts font l’objet d’une fermeture administrative consécutive à une visite de la commission de sécurité. Photo d’illustration Pascal Brocard « Je tiens ce café depuis des années. J’en ai vu passer des commissions de sécurité. Je n’ai jamais dû fermer. Je suis en règle, je n’ai pas été contrôlé depuis le drame du 1er janvier mais je tends le dos : qui me dit qu’ils ne vont pas trouver un truc qui cloche ? » Ce patron d’un bar messin s’attend prochainement à une descente inopinée des services de l’État et de secours. Depuis le drame de Crans-Montana, en Suisse, ayant fait 41 morts et 115 blessés, dans la nuit de la Saint-Sylvestre, les contrôles des commissions de sécurité – composées de représentants de la préfecture et de sapeurs-pompiers – dans les établissements recevant du public se sont intensifiés. C’est le cas en Meurthe-et-Moselle où ces dernières semaines la préfecture a multiplié les visites inopinées dans les établissements de nuit. Certaines ont donné lieu à des fermetures administratives le temps pour les patrons de réaliser les travaux de mises aux normes. Si dans le département voisin les contrôles ont fait l’objet d’une certaine publicité, il n’en est pas de même en Moselle. Sollicités depuis le début du mois de janvier, la préfecture de la Moselle et le SDIS 57 (service départemental d’incendie et de secours) n’ont pas donné suite à nos sollicitations. C’est à Facebook que le représentant de l’État en Moselle a réservé la primeur de l’information. Le week-end du 7 février, ses services sont allés contrôler les installations des discothèques. Deux fermetures ordonnées Ainsi apprend-on, sur les réseaux sociaux, qu’en Moselle, « depuis le début du mois – sans préciser s’il s’agissait de janvier ou de février – six commissions de sécurité “risque de panique et d’incendie” ont été tenues, quatre ont abouti à des avis défavorables et deux arrêtés de fermetures ont été pris par les maires ». Contactée pour plus de précisions, la préfecture n’a pas répondu. La Ville de Metz non plus. Sur les photos publiées par la préfecture, le nom d’une discothèque située dans la rue aux Ours, à Metz, apparaît clairement. Si aucune décision n’est affichée sur la porte et que le gérant ne nous a pas répondu, la discothèque annonçait sur ses réseaux sociaux sa fermeture temporaire. Selon des clients présents dans la discothèque le soir du 7 février, les autorités sont arrivées vers 2 h 30 du matin et ont fait évacuer la clientèle le temps des inspections. Et selon des témoins, la fermeture de la boîte de nuit a été ordonnée avec effet immédiat. « Je ne suis pas choqué que des contrôles aient lieu pour assurer la sécurité des clients et du personnel. Si des établissements sont sous le coup d’une fermeture, c’est qu’il y a sans doute des raisons à cela », estime Christophe Periquet, vice-président de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (Umih) de Moselle. Il critique en revanche la façon de faire. « Était-ce une bonne idée de vider une discothèque de ses clients un samedi soir ? » Le professionnel appelle de ses vœux à « plus de prévention avant de franchir le cap de la répression ». À lire aussi : Moselle. Sécurité au bar associatif La Chaouée à Metz : «  Nous n’avons rien à voir avec ce qui s’est passé en Suisse » D’autres contrôles, dans des bars cette fois-ci, ont été réalisés dans la soirée du 13 février. Un bar proche de l’île de Saulcy, qui donne des concerts dans un caveau, aurait été épinglé. Contactés, les gérants n’ont pas répondu mais le message qu’ils ont laissé sur les réseaux semble confirmer cette hypothèse d’une fermeture temporaire. « Le caveau sera malheureusement inaccessible [...]. » « L'impression d'être dans l’œil du cyclone » Dans le monde de la nuit, cette intensification soudaine des contrôles, bien qu’en lien avec la récente et dramatique actualité suisse, déconcerte. Les contrôles, les patrons d’établissements sont rompus à l’exercice depuis fort longtemps. « Il y en a un tous les cinq ans et chaque année je dois faire réviser par un contrôleur agréé mes installations électriques et mes équipements de lutte contre les incendies », rapporte ce propriétaire d’une boîte de nuit messine. S’il n’a pas encore été visité par les autorités, il a reçu une convocation « avancée ». « Bien sûr qu’il faut contrôler les établissements qui reçoivent du public, mais entre les voisins qui se plaignent du bruit, l’ambiance anxiogène et la législation qui devient de plus en plus dure, nous avons l’impression d’être dans l’œil du cyclone. » À lire aussi : Regard d’expert. La sécurité dans les bars et clubs du Luxembourg en cinq points Même son de cloche chez le patron de ce bar messin. « Cela devient vraiment compliqué. La société et les gens sont de moins en moins tolérants. Les habitants ne supportent plus le moindre bruit dans la rue. Tout est contrôlé. Ce n’est pas pour rien non plus que bon nombre de cafés ont disparu au fil des années. » ► Signaler une erreur dans cet article DOSSIER Drame de Crans-Montana : les dernières infos Articles les plus lus Faits-divers - Justice 1 Moselle.Il apportait son aide à un automobiliste en panne : un homme grièvement blessé ... 2 Moselle.Forbach : fusillade au centre-ville, un Kosovar de 33 ans blessé par balles 3 Metz.« Je l’ai vu frapper un élève avec un banc » : elles dénoncent des violences dans ... 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(Photo d’illustration: Pascal Brocard)

Depuis le drame de Crans-Montana en Suisse, où 41 personnes ont péri dans l’incendie d’un bar discothèque et 115 autres ont été grièvement blessées, les contrôles de sécurité dans les établissements de nuit français se sont intensifiés. La préfecture de Moselle a annoncé, sur Facebook, avoir procédé à des contrôles le week-end du 7 février. Si l’ensemble des professionnels des bars, cafés et discothèques estiment que la sécurité des clients et du personnel n’est pas négociable, ils appellent néanmoins les pouvoirs publics à plus de souplesse et de prévention.

« Je tiens ce café depuis des années. J’en ai vu passer des commissions de sécurité. Je n’ai jamais dû fermer. Je suis en règle, je n’ai pas été contrôlé depuis le drame du 1er janvier mais je tends le dos : qui me dit qu’ils ne vont pas trouver un truc qui cloche ? » Ce patron d’un bar messin s’attend prochainement à une descente inopinée des services de l’État et de secours.

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