Un drôle de cadeau. Selon le New York Times, le géant de la sidérurgie luxembourgeois ArcelorMittal a fait un don de 37 millions de dollars d’acier pour la construction de la fameuse salle de bal de Donald Trump, actuellement en construction juste à côté de la Maison-Blanche.
La pilule risque d’avoir du mal à passer quand on sait que l’entreprise va supprimer notamment 608 postes en France et 300 (sans licenciement sec) au Luxembourg. Cette réorganisation a été annoncée en même temps que de très importants investissements sur les sites de production européens, mais tout de même.
Cette nouvelle publiée par le journal américain a de quoi surprendre. Le deuxième sidérurgiste mondial a évidemment des liens étroits avec les États-Unis. Il possède évidemment des usines de l’autre côté de l’Atlantique et il fabrique, au Grand-Duché, les différents éléments pour les navires de la marine américaine.
La firme a aussi annoncé vouloir investir 1 milliard de dollars aux États-Unis dans une nouvelle usine destinée à accompagner l’électrification du monde. Mais de là, en plus, à faire un cadeau de 37 millions de dollars au monarque, pardon, au président américain, il y a quand même de quoi froncer un sourcil.
D’autant plus qu’il ne s’agit «que» d’une salle de bal devant accueillir les réceptions du milliardaire adepte du bling-bling et des dorures maladroites de style floridien. Du tape-à-l’œil qu’il faut bien financer à peu de frais.
Le cas ArcelorMittal n’est pas isolé. Les entreprises sont nombreuses à avoir pris le pli pour faire plaisir au nouvel homme fort de la planète. Il suffit de se rappeler comment se sont comportés tous ces grands patrons, notamment de la tech, lors de la cérémonie d’investiture du quarante-septième président des États-Unis.
Tous étaient dans leurs petits souliers pour plaire au nouveau «patron». Même les plus défiants envers lui pendant la campagne présidentielle avaient subitement retourné leur veste.
Histoire sans doute de ne pas perdre de juteux contrats ou de voir leur business cassé par des décisions punitives. Ça se passe comme ça maintenant dans le royaume des États-Unis.